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 Le Kite-surf

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MessageSujet: Le Kite-surf   Mer 22 Aoû - 5:14

Le Kite surf,


Ce sport est très ludique et allie deux types de glisse. Une hydrodynamique et une autre aérodynamique.
On pourrait résumer ce sport à du ski nautique sur une planche de surf tractée par un cerf-volant (kite en anglais).

Les cerfs-volants classiques volent simplement en se positionnant dans l’axe du vent.
Leur voilure est quasi-statique lorsqu’ils sont reliés à un seul fil en équilibre sous l’action de deux forces. La traction du fil d’une part, et la portance du cerf-volant d’autre part, liée à 70% à la succion qu’exerce le vent sur l’extra-dos par l’effet Venturi comme sur n’importe quelle aile d’avion.

La traction sera d’autant plus importante que le vent soufflera et que la vitesse sur la voilure sera grande.

Maintenant si le cerf-volant est tenu par deux fils (cerfs-volants très répandus sur les plages pour faire des figures) alors on peut faire naviguer ce cerf-volant sur une portion de sphère centrée sur celui qui tient les fils.
Le cerf-volant est alors animé d’une vitesse supplémentaire lié au déplacement sur cette sphère.
Plus on sera déterminé sur les fils en tirant alternativement dessus à droite et à gauche et plus le cerf-volant s’agitera et plus la traction sera importante.
On peut facilement sentir qu’au gré des manœuvres la traction peut doubler, voire quadrupler.
On a donc là un moteur fantastique. Une force qu’on peut faire varier en intensité et en direction.
Comme pour la voile, si on relie ce moteur à un vecteur se déplaçant à la surface de l’eau et contraint dans sa direction par un axe ( barre, ou objet long immergé dans l’eau ) on peut appliquer une projection de cette force sur un axe de navigation.

Il faut donc déjà comprendre le maniement à terre de cette aile.
Ce n’est pas facile car l’aile ne peut se mouvoir que dans un secteur (on appelle celà une fenêtre) et il faut bien 3 séances d’une heure pour piloter convenablement l’aile du Kite-surf.

Puis on commence les exercices dans l’eau. L’idée est de se faire tracter sans planche et réussir aussi les manœuvres de nage permettant de remonter le vent avec l’aile. Il est illusoire de vouloir récupérer sa planche perdue en nageant avec l’aile dans l’eau ou même maintenue au zénith.
Ces exercices sont obligatoires pour acquérir l’autonomie en cas de chute, permettant de retrouver son matériel.
Donc on se paie des séances très ingrates de nage, où le véhicule est son propre corps faisant office de planche.
Qu’est-ce que j’ai bu comme tasses avec ces exercices à la con. Maintenant ça va, je remonte le vent avec une main qui fait la barre, le corps cambré faisant office de dérive, et la tête à moitié noyée dans l’eau.

Ensuite il faut être capable de tenir la barre de direction de l’aile d’une seule main pendant que l’autre ajuste la planche pour que les pieds puissent se mettre dans les bootstraps (étriers).
Il faut que la planche reste perpendiculaire au vent donc parallèle au bord d’attaque de l’aile.
L’aile est maintenue par 5 fils.
3 fils sont reliés au harnais qui vous sangle le bassin.
Côté aile, deux sur le bord d’attaque de l’aile et un au centre de l’aile pour la dégonfler si la traction est trop forte (c’est la ligne de sécurité).
2 autres fils sont reliés au bord de fuite (les arrières) et à une barre de pilotage.
La barre permet donc à la fois de régler l’incidence de l’aile et de la diriger à gauche ou à droite.

Une fois bien calé dans sa planche, le corps complètement immergé (seul le visage et les bras sont à l’air libre), la voile doit être stable au zénith et vous soulève à peine.
On commmence à la faire partir du côté opposé où on veut aller. Puis on la bascule violemment du côté où on veut partir.
Par cette manœuvre l’aile accélère est une poussée incroyable vous arrache de l’eau . J’estime cette force pouvant aller à plus de150 daN (Kgs).
La sortie de l’eau nécessite pas mal d ‘entrainement car il faut oser faire bouger l’aile.
Si on est timide on est juste un peu soulevé et on ne fait que dériver avec la planche.
Bref on passe pour un con.
J’ai eu du mal avec ça.
Puis les premiers essais un peu costauds m’ont simplement éjecté par devant car j’avais tiré trop brutalement. Bref, il faut doser et oublier les nombreuses gamelles.
En plus quand on sent la traction dans l’eau il ne faut pas résister avec les jambes sinon on ne fait que pousser l’eau. Là, j’ai du prendre des cours de wake-board pour comprendre. Il faut se laisser faire par la traction des fils comme en ski nautique. La planche glisse sous les fesses et son incidence diminue. La planche alors remonte à la surface et on se retrouve miraculeusement à la surface de l’eau en poussant sur les cuisses.
Il m’a fallu 3 séances pour y arriver.
Puis une fois debout, on pense que c’est gagné. Et bien non. La vitesse est trop faible pour tenir . Si l’aile reste stable sa traction est insuffisante et la planche s’enfonce et tout est à recommencer. Oh shit ! J’ai fait 2 mètres.
Il m’a fallu 3 séances pour réussir à me concentrer sur ma voile une fois debout et ne pas me satisfaire de l’ exploit consistant à arriver debout et stable sur la planche.
Bref il faut oublier la planche et faire des 8 avec l’aile comme si on était dans un fauteuil.
Bref, quelques après 2 séances supplémentaires j’ai réussi à rester debout et à tirer un bord de 100 m environ.
Le problème c’est qu’il faut pouvoir revenir d’où on est parti.
Et on réussi généralement bien du côté où on se sent à l’aise (moi, c’est le départ à droite). Bref, il faut tout recommencer à gauche. Et à gauche on redevient un débutant. Tout à recommencer (gadins, demi-noyades, genoux arrachés dans le corail, plats sur la gueule, etc…) Allez, on y croit PM.

Il y a deux semaines : miracle ! Je suis parti à droite, stable. La voile donnait de la puissance, je sentais la planche accélerer, j’étais bien, je devais avoir fait 150 mètres, je ne voulais plus arrêter. Le monit hurle « Aile au zénith ! Arrête toi … »
Ben oui, il n’était pas question pour lui d’aller me récupérer avec un bateau d’un endroit où je n’aurais pas pus revenir de façon certaine. Shit !!!

J’ai donc essayé de l’autre côté avec moins de réussiste.

La semaine dernière j’ai trouvé les sensations à gauche et mes bords deviennent plus symétriques.

La prochaine étape pour moi est d’assurer mes départs des deux côtés.
Là je pourrais alors mettre plus de carre à ma planche et ne plus dériver.

Pour l’instant la progression est lente car je passe 90% de mon temps dans ces longues manœuvres et marche dans 1 mètre d’eau pour de courts moments de bonheur où je suis debout sur mon surf.

C’est la rançon des débutants.
Il faut être humble. Tout s’apprend, il faut simplement du temps et un caractère opiniâtre. J’ai les deux. En Décembre, je serais autonome, c’est sûr, foi de PM.


PS : ce qui est formidable dans le sport, c’est qu’on se construit par l’échec.
L’échec est nécessaire. Il faconne, il enseigne, il fait réfléchir, il organise.
On ne peut l’éluder pour réussir.

Je suis assez bon skieur. J’aime les descentes en poudreuse et je tente tout ce qu’il est possible de faire (champs de bosses verglacées, slalom en forêt, descente de 1500m de dénivelé sans arrêt à fond la caisse).
Combien je vois de personnes skier le bassin bloqué descendant leur petite rouge sans jamais prendre un gadin.
Moi, si je n’ai pas pris 4 gadins par jours, c’est que j’ai perdu mon temps (je n’ai rien tenté).
En revanche, si je veux assurer et faire le beau je me mets à 80% de mes possibilités et je passe pour un super pro skiant avec aisance (ok, mais en apprend rien comme ça).
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Mer 22 Aoû - 12:21

J'étais une gamine sportive. Je détestais la natation, mais j'adorais le patin à glace. J'en faisais tous les mercredi, avec ma copine Pascale qui m'avait initiée.

J'avais ma propre paire de patins blancs, j'adorais la pause de 16 heures où on s'enfilait un sublime sandwich au jambon très fin. Patinoire Molitor, 13/14 ans, on draguait comme des bêtes vu que notre lycée n'était pas mixte.

Les garçons avaient des patins noirs, ils fonçaient grave, ils étaient beaux, sexy.

La musique dégueulait des hauts-parleurs, c'était l'époque de "Pour un flirt, avec toi... Je ferais n'importe quoi" Et de "Dieu... Mais que Marianne était jolie...".

Plus jeune, j'ai fait du ski tous les hivers, dès l'âge de cinq ans, avec mon père et mes frères, à la Clusaz. Je détestais le trajet, lourdes à porter, ses deux grandes tiges, encombrée de gros gaudillots de dix tonnes. Je détestais le tire-fesse : je priais tout le temps de la montée : (mon Dieu, pitié, ne me faites pas tomber, mon Dieu, je ne veux pas tomber).

En revanche, les descentes, j'aimais bien. J'adorais pas, mais j'aimais bien.
Quand le soleil chauffait, je prenais des pieds dingue. Mais y'a des fois où arrivé en haut, t'y vois plus que dalle tant y'a de brouillard et là, c'est chiant. Tu conduis à l'aveugle.


Encore plus jeune, j'étais bonne à l'école en gym. Première en endurance, je pouvais courir des heures avec ma copine Sophie qui m'avait initiée. Le second souffle est un grand moment.

Encore plus jeune, j'excellais en grimpette. Dans le préau de l'école, six cordes étaient espacées d'un mètre : une corde lisse, une corde à noeud, une corde en bois, re-corde lisse... Je m'amusais à escalader la première le plus rapidement possible et je passais de l'une à l'autre une fois en haut. J'étais la seule à le faire, je ne sais pas pourquoi, c'était vachement facile.
Et surtout vachement jouissif. A chaque fois que je changeais de corde, je me tapais un orgasme. J'ai connu mes premiers orgasmes à 7 ans.

Comme c'était bon ! je ne savais pas exactement ce qu'il se passait, mais c'était délicieux. Je passais de l'une à l'autre avec les bras, tout en haut, je voyais les autres dessous tout petits et j'écartais les cuisses puis les refermais autour de la corde suivante et hop : une délicieuse chaleur.
J'en avais six à huit de suite, des orgasmes.


Après, j'ai trouvé un autre système, vers 11, 12 ans.
Y'avait plus de corde dans mon lycée, mais je me suis mise au sport en chambre, seule. Tu te colles le dos contre un mur, sur la pointe des pieds tu montes et tu descends. Le mur te soutient et dès la sixième remontée, tu jouis. La septième, la huitième, la neuvième... Tes quadriceps sont ultra bandés, tous les muscles de ton bassin sont sollicités. Plus c'est dur de remonter et plus tu jouis.

Le blem : quand tu commences, tu jouis dès la sixième remontée. Mais comme ton corps se muscle à mesure que tu pratiques, ensuite, il faut attendre la douzième remontée, puis la vingtième.

J'en faisais donc 50 par jour quand j'étais vierge.
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Mer 22 Aoû - 12:24

Dis moi Pince Moi les Fesses....


Je sais que c'est indiscrêt....


Les hommes sportifs ont-ils des orgasmes quand ils pratiquent leur sport favori ??? J'aimerais savoir.

(Des vrais orgasmes, j'veux dire).
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Sam 25 Aoû - 3:13

Admin a écrit:
Dis moi Pince Moi les Fesses....


Je sais que c'est indiscrêt....


Les hommes sportifs ont-ils des orgasmes quand ils pratiquent leur sport favori ??? J'aimerais savoir.

(Des vrais orgasmes, j'veux dire).

absolument pas.

l'excitation est vraiement différente
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Sam 25 Aoû - 3:19

l'excitation dans le sport... c'est le total contrôle.

c'est vrai que c'est une exciation très forte... une drogue .... mais visiblement ça ne passe pas par les mêmes organes...

je parle pour moi, bien-sûr.


une autre drogue c'est la gagne... la remise des trophées... les applaudissements..... la gloire.

Je pense que c'est ce qu'il ya de plus fort.

la jouissance sexuelle, pour moi ça se rapproche plus du plaisir quand on bouffe ou quand on chie.
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Mar 28 Aoû - 15:56

Quand on est bien remplie et bien ramonnée.

Ouais, t'as raison, sans doute. Pourtant, moi, le sport, j'en jouis, donc...

Les femmes, enfin moi, j'ai remarqué, c'est vachement musculaire quand même, de l'intérieur.

Les hommes j'sais pas.
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Mar 28 Aoû - 16:02

Sur la moto de Bogoss, je jouis pas, et pourtant tous mes muscles sont bandés, cuisses écartées et le clito qui frotte la selle.

Mais je jouis pas.

Remarque, ça va peut être venir.

Là, pour l'instant, j'ai peur, alors évidemment que ça bloque un peu...
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MessageSujet: Super content mais je dois travailler mon mental.   Dim 2 Sep - 21:52

Aujourd’hui j’ai essayé mon aile et ma planche. Le matériel est super.
L’aile est très très puissante.
Pourtant cette journée à failli être fatale pour la relation qui m’unit avec ce nouveau sport.
Nous sommes allés comme d’habitude en Zodiaque à l’Ilot Maître, à 3 Nautiques des plages de Nouméa. Il faisait très beau, les alizés soufflaient bien, on voyait à l’Est quelques vagues de 2 mètres déferler à l’intérieur du Lagon, ce qui est très rare.
On annonce 20 nœuds de vent. On débarque sur la plage.
Je sors ma nouvelle aile toute neuve. J’attache mes lignes aux 5 points de l’aile.
Je vérifie qu’il n’y a aucune inversion. Pas facile, on est une vingtaine sur une toute petite plage. La marée est haute.
Antoine, le moniteur m’aide à décoller l’aile. Puis c’est parti pour 10 mn de marche dans l’eau.
L’aile est très instable. Elle ne veut pas rester au zénith.
Mes premiers essais sont des échecs. L’aile est trop puissante. Elle m’arrache de l’eau trop vite et je finis projeté vers l’avant. En plus j’ai du mal à mettre mes boostraps (cale-pieds). Il m’arrive par deux fois de me trouver dos à l’aile (ce qui n’est pas une position recommandée pour démarrer sa séance).
L’aile part à gauche à droite. Elle est lourde et réagit avec un décalage de 2 secondes.
Si je donne des grands coups, elle s’affole.
Elle me soulève trop. Je n’arrive pas à m’agripper au sol. Je glisse. J’ai de l’eau jusqu’à la poitrine et mes pieds dérapent constamment. Je suis très énervé.
J’ai dérivé de 100 mètres et Antoine me crie qu’il faut que je recule.
Ah bon ? Je ne pense qu’à ça, banane. Autant dire à un réfugié du Darfour qu’il devrait manger plus.
Il me refait le coup encore une fois et je le lui balance le matos à la gueule et ça en sera terminé du Kite.
Je n’arrive à rien : je ne fais que des plats en avant ou je dérive. Je suis dégoûté.
Antoine vient vers moi et me propose de me reculer de 100 mètres en prenant mon matos. En voilà une bonne idée. J’attendais une telle initiative de sa part.
Mais 100 mètres en arrière ne me permettent que de reproduire le même scénario.

Antoine vient me voir et me propose une pause pour bouffer et attendre que la marée soit plus basse pour faciliter la marche dans l’eau. J’accepte volontiers, comme si c’était le premier pas du renoncement à ce sport.
Je bouffe, je bois et je gamberge. Vais-je refiler mon matos à mon fils pour qu’il essaye. Vais-je le vendre à perte avant de partir ?
Je suis très contrarié.
Finalement Antoine me propose de marcher 100 mètres au vent. Il m’apportera le matériel sur site.
Repu, décontracté, sans illusion je me recale dans mes bootstrap. Je fais basculer l’aile avec tact et avec soin. Elle me sort de l’eau sans problème. La planche est bien orientée, ça glisse. Je sens un petit déséquilibre sur l’arrière. Angoisse. Je tombe légèrement mais le harnais se tend et l’équilibre s’établit. Finalement, plus rien ne bouge sauf la planche qui file droit. Inutile de manœuvrer l’aile elle tire assez. Voilà bien longtemps que je n’étais pas trouvé dans une situation aussi confortable. Mes yeux se projètent alors sur mon cap.
Tout est sous contrôle. Maintenant, je ne veux plus dériver. Je prends de la carre avec ma planche. Super, non seulement je remonte au vent mais ce coup de talon arrière me freine un peu. Le bord est installé. Je contrôle tout. Je ne veux plus que ça s’arrête. Et je ne m’arrête plus. J’aurais pu faire des kilomètres comme ça.
Au bout de 250 mètres je me dis qu’il faut quand-même que j’arrête sinon je vais me trouver bien seul, loin du groupe de débutants.
Je mets l’aile au zénith mais ma planche continue. Merde, comment on s’arrête ?
Avec un gadin quand on ne sait pas.
Ben oui, ça c’est arrêté avec un beau gadin. Plat sur le ventre, pieds arrachés des boostraps. Planche cognant les genoux et cheville foulée.
Ma belle famille m’appelle Saibogu (Cyborg). J’attends une minute. La douleur passe un peu.
Et hop ! On repart.
Je dois repartir dans l’autre sens. J’ai très peu dérivé et je suis encore loin de la dangereuse plage avec ses arbres. Je me rend compte que j’ai tiré un très long bord du côté où je me sentais pas bien (à gauche).
Je refais donc le même en mieux à droite mais je découvre un nouveau problème lié au franchisement de cette étape. Le contrôle de la vitesse.
La planche accélère beaucoup trop. Elle file à une vitesse dingue. Pour la ralentir je monte mon aile vers le zénith mais cela a pour effet de trop m’alléger, j’ai l’impression de m’envoler. La planche effleure l’eau et je n’ai plus de prise sur l’eau.
J’arrive à faire plusieurs allers et retours en me rapprochant lentement de la plage où le vent me pousse.
Tellement excité par mes progrès je termine mon dernier bord au raz de la plage et ma voile s’affale dangereusement sur le sable (interdit normalement quand on le fait seul).
J’ai réussi à m’arrêter sans me péter la gueule mais je n’assure pas encore.
Je dois aussi régler cap et vitesse.
Ça sera la prochaine leçon. Comment régler sa vitesse avec son cap.
Antoine m’accueille avec ses félicitations et avec cette formule :
« Toi, je crois que tu me feras vraiment peur quand tu ne seras plus débutant. »
Et oui, Antoine ne connaît pas le vrai PM, ancien acrobate, gymnaste, parachutiste, pilote de chasse... bref la tête brulée qui n'a pas froid aux yeux et qui tente tout, mais il devine un peu.
Conclusion :
Je m’aperçois que je n’ai un mental pas assez fort. J’ai failli abandonner alors que j’ai les moyens physiques pour y arriver.

On est vraiment autonome quand on sait partir du bord de la plage et revenir à son point de départ. Après, il y a la haute mer. Savoir récupérer sa planche et relever son aile, le corps immergé dans l’eau. Puis il y a les sauts et les figures.
Bien que je me fixe l’objectif de l’autonomie, je sais qu’une fois cet objectif franchi, je voudrai aller plus loin.
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MessageSujet: Re: Le Kite-surf   Lun 3 Sep - 14:15

Tu es comme bogoss, toi, une véritable tête brûlée !!!

Mais j'aime ce type de tempérament. Ma mère s'accroche aussi pas mal à son cheval, alors qu'elle a commencé à monter à 60 ans. Je l'admire pour sa ténacité : elle monte encore, à 78 ans.

Moi, en ce moment, je dois m'adapter à la moto et ce que tu racontes (très joliment, avec beaucoup d'humour et d'humilité) me rappelle ma douloureuse expérience sur Deauville.

Il ne faut pas lâcher car dis-toi bien qu'à 50 ans, nous sommes à la fleur de l'âge, maintenant que l'espérance de vie est globalement (grosso-merdo, l'expression de bogoss) passée à la centaine.

On ne doit pas réagir comme des papys, bien au contraire. Libérés de nos gosses, l'avenir est devant nous pour le fun, quitte à courir des risques.
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