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 Pépita est morte

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MessageSujet: Pépita est morte   Ven 3 Aoû - 1:28



Ce n'est pas une photo de mes oiseaux, je l'ai trouvée sur Google.

Ca évite d'agrandir et ils ressemblaient exactement à ça. Enfin, non... Pas exactement, mais bon. Pepita à droite avec sa hupette grise et Calypso à gauche, avec sa hupette jaune soleil. Tous les deux avaient les joues oranges.

Voici la lettre que j'ai écrite à mon papa en mars :

Mon cher papa

24 mars 2007


J'ai l'impression de vivre un cauchemar et j'attends avec impatience de me réveiller. Pépita, ma perruche australienne apprivoisée, est morte ce matin vendredi, à 8 heures très précises.
Je n'y comprends rien !!!! Pas de changement de rythme de vie, ni d'alimentation, ni de courant d'air, ni rien. De l'amour tout partout, elle était encore très très vive mercredi, à voler d’une pièce à l’autre, à me picorer les ongles des doigts et des pieds, à se poser sur mon épaule, à chanter à tue-tête.
Mais jeudi, ma fille sitôt sortie de l'école, a remarqué qu'elle gonflait ses plumes de façon inhabituelle, et vrai que je ne l'avais pas entendue chanter de toute la journée. Mais des fois, elle ne s'y met que le soir. Et ma fille m'a montré qu'elle venait de faire un caca orange !
J'ai pensé au gratin de riz-tomates de l'avant- veille au soir (mardi), qui m'avait moi-même rendue malade mercredi (vomissements cinq heures plus tard et nausées toute la journée). Je ne me suis pas affolée. Pépita en picorait à chaque fois que nous en mangions, (gratin surgelé à cuire 55 minutes au four), mais là, il s'agissait d'une autre marque.
Mes enfants l'ont trouvé bon et n'ont pas été malades mercredi. Moi, je lui ai trouvé un arrière-goût et comme je suis fragile des tripes, je n'ai pas fini mon assiette. (Je dîne après mes enfants et mon oiseau, j'aurais refusé qu'ils y touchent sinon).
Jeudi, vers 18 heures (hier donc) : Pépita était toute gonflée, en boule. Je l'ai surveillée cette nuit-là (j'allumais juste une seconde pour vérifier de loin qu'elle dormait bien sur son perchoir). Ah si, autre détail, elle n'a pas arrêté de boire depuis le matin de jeudi, elle avait tout le temps soif.
Et là, à 8 h ce matin, Pepita a poussé un cri, battu des ailes, s'est effondrée dans une espèce de liquide verdâtre qui inondait le sopalin de sa cage. Elle est morte en deux secondes !!!! Un autre liquide est sorti de son gosier, opaline.
Tu parles d'un choc !!! Le cri de ma fille ! Mes tremblements !!!! J'arrivais pas à y croire !
Je réalise seulement maintenant le manque, j'adorais cet oiseau, son petit caractère de chiottes, sa timidité frondeuse. Ah, je pleure, c'est trop soudain, mercredi, elle était en pleine forme !
Ma fille réclame un autre oiseau pour la consoler. Aucun ne remplacera Pépita, alors j'hésite. Pepita venait de fêter ses un an (en février !)
Je commence seulement à réaliser. Son petit corps rigide et froid est encore sur la table du salon, dans du sopalin, j'arrive pas à y croire.

Je vais l'enterrer dans un grand bac dans ma courette et je vais faire pousser des roses dessus.
Un amour d'oiseau, et je chiale trop !!!
Marie veut absolument une autre Pépita mais il ne sera jamais pareil, le prochain.
Du coup, elle va rater son contrôle d'histoire d'aujourd'hui et si tu avais entendu son cri !!! Elle révisait dans la même pièce, elle a hurlé :
— NOnnnnnnnnnnnnnnnn
Et j'ai hurlé : —NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNN
sans même entrer dans sa chambre (où dormait Pépita),
Je savais d'jà, je m'y attendais depuis le caca orange. J'ai acheté des graines hier à 19 heures, en hésitant : «Ca va te porter malheur, évite».
Calypso n'est pas mort sous mes yeux, lui, (ma première perruche, qui me faisait trop pitié, à ne jamais voler dans mes 80 mètres carrés). Je l'ai libéré, nuance. Pépita était déjà avec nous, je les ai acheté à six mois d'écart, Calypso en septembre 2005, Pépita en avril 2006, pour qu'il se sente moins seul, le Calypso, et pour calmer la jalousie de ma fille (j'veux mon oiseau, j'veux mon oiseau !)
Après son magnifique envol, par la fenêtre de ma chambre, plus haut que tous les toits, en novembre 2006, il ne m'a pas vraiment manqué, j'avais l'impression, au fond de moi, de lui avoir rendu service, de lui avoir sauvé la vie, au contraire. Je voulais libérer Pépita aussi, tant ce principe d'oiseau «apprivoisé», en semi-liberté, m'indisposait. Mais ma fille s'y est fermement opposée, et Pepita était SON oiseau.
Bilan, Pépita git sur la table du salon, toute raide, entourée de fleurs. Je l'enterre ce soir, avec Marie.
Aujourd'hui, si je ne le l'avais pas libéré, mon Calypso, il serait mort aussi et on aurait eu deux cadavres sur la table. Malbouffe ou germe ? Dans les deux cas, Calypso était condamné.
Je suis en deuil, j'ai très gros coeur.



Je ne veux plus d'autre perruche ni d'autre animal de compagnie.
Leur durée de vie (perruche australienne) est estimée à 15 ans.
Et ma pépita, je l'ai suivie dès sa naissance, dans l'oeuf, si l'on peut dire. Sur le forum d'oiseau où je m'étais inscrite, j'ai sympathisé avec un certain Gilles, qui m'en a mise une de côté ( sur une couvée de cinq bébés).
Pépita est née à Marseille et la maman de Gilles est venue me la livrer toute jeune, à peine sevrée. On s'était donné RV à la gare de Lyon. J'ai eu la petite à trois mois, je sais exactement son âge et là, j'ai pleuré toute la journée alors je n'ai presque plus d'émotion.
Parce que le souvenir de la nuit (22 h 30) où je l'ai récupérée, accompagnée de ma fille, sur un quai de gare...
Excuse moi, j'ai du mal à parler d'autre chose. J'ai même du mal à parler d'elle.
Trop soudain, ce décès, un coup de massue !
Je vais tâcher de regarder la télé ou un truc de distrayant.

La suite :

Il se passe un truc insensé.... Ma fille ne pleure pas !
Etonnamment, ma fille ne pleure pas.
Elle est très curieuse, cette gamine. Elle a hurlé à 8 heures, mais quand je suis passée la voir à l’école à 11 h 30, avec l’accord de la dirlo, pour qu’elle rentre plus tôt, Marie m’a accueillie avec un grand sourire et m’a dit :
— Maman, ne t’inquiète pas, je suis très bien avec mes copines.
Elle n’a pas arrêté de chanter quand on a enterré l’oiseau, (j’avais acheté de toutes petites plantes pour ne pas écraser la bestiole), elle m’a fourni quelques décos, toute joyeuse, pour agrémenter la tombe.
Et là, elle se marre à jouer avec son frère devant la PS 2 (grand theft auto, San Andreas).
Génial ! Si elle ne pleure pas, je ne m’inquiète plus, tout va bien.
Youpeeeeeee !!!!!!!! J’avais peur du traumatisme profond, du choc indélébile... Ben non.
Sa peine à elle m’était vachement plus importante que le décès de Pepita. Mais elle semble bien le vivre, j’suis épatée.
Pour ma part, j’ai pleuré toute la journée, je n’ai plus de larmes à dispo.

La suite :

Ce matin, j’ai retrouvé le moral et mes enfants s’amusent (tjs à leur jeu débilos sur PS2). C’est bizarre, mais de savoir que Pépita est dans ma courette, tout près, dans un beau tombeau entouré de fleurs, que je peux la saluer quand je veux... Comment dire... C’est un peu comme si elle était encore parmi nous (en moins contraignant, fallait la surveiller tout le temps, en moins bruyant).
Je comprends aujourd’hui l’importance d’enterrer ses proches au cimetierre.
Sinon, l’éleveur Marseillais qui m’avait confié Pépita peut me proposer un bébé perruche le 7 avril, qu’il m’offre, mais je n’ai pas envie de revivre le drame d’hier.
Pépita était programmée pour vivre 15 ans, mais on ne peut les surveiller en permanence et comme ces perruches sont en liberté, elles bouffent portnawak.
Ce qui diminue leur espérance de vie de 500%.
Trop de responsabilités.


J’ai envie de te résumer l’histoire :
Mon aîné s’est barré de la maison début 2005, j’en ai fait des cheveux blancs, j’ai cru mourir.
Sa chambre était trop vide et en août, j’ai recueilli un p’tit bidule devant ma porte, un bébé oiseau de je ne sais quoi, pas vraiment un moineau mais qui hurlait de faim. Je lui ai appris à manger et à voler et je l’ai libéré quand il a su tout faire.
Je m’étais renseignée sur le web et en cherchant des infos (race, nourriture, bien-être), je suis tombée par hasard sur un site de perruche australienne.
On en disait le plus grand bien, de ces petits volatiles élevés à la main (eam), aussi affectueux que des chiens, même espérance de vie, en moins encombrant.
J’en ai donc acheté un, très vite, mon Calypso.
Mais il ne bougeait pas beaucoup, je dirais même qu’il dormait tout le temps alors je l’ai montré à un véto à J7.
Après analyses biologiques, il s’est avéré porteur d’une maladie mortelle sans traitement, la chlamydiose à Cl. Psytacci.
Je l’ai donc soigné 50 jours (antibiotiques par voie orale + collyres dans les narines et les yeux).
Il allait très très bien, il était guéri fin octobre mais il n’aimait que moi.
Et Simon.
Ma fille s’est sentie rejetée et elle m’a fait un gros caca nerveux, alors j’ai pris la décision de lui offrir Son oiseau en janvier. Je me suis renseignée, Gilles m’en a proposé un, une femelle, sur photo, et on a attendu avril.
Le blem c’est que Pepita ne l’a pas collée non plus, ma fille. Uniquement Simon et moi.
Et deux perruches apprivoisées dans un appart parisien, bonjour !!!!
Les dégâts que ça fait pas !!! Comme ils vivent en liberté (sinon ils meurent), ils chient absolument partout, bouffent tout, il faut les surveiller en permanence parce que les dangers sont constants :
ils peuvent se jeter contre les vitres, se noyer dans la cuvette des chiottes, se poser sur les plaques de la cuisinière à gaz.
Et pis ça crie, ça crie !!!

Encore un, soit, mais deux !!!
Ils ne font pas que chanter, ils crient pour t’appeler, tout le temps, dès qu’ils se sentent seuls dans une pièce, ou ils s’interpellent d’une pièce à l’autre.
Quand on a des voisins, on flippe un peu.
Et quand on a un cadet qui prépare le bac, ça craint bien bien.
La tension est devenue monstrueuse ici. Simon adorait Calypso, mais il refusait pépita. Marie adorait Pepita mais jalousait Simon. Et moi, j’en pouvais plus.
Simon hurlait aux animaux : «Vos gueules ! Faites chier, je bosse !»,
Marie gueulait sur Simon.
Les oiseaux détruisaient tout, salissaient tout, passaient d’une pièce à l’autre, incontrolables. Impossible de les rentrer dans leur cage, par exemple, ou après quinze minutes de course poursuite.
Alors j’ai décidé d’un libérer un. Et j’ai choisi Calypso, plus vieux, plus gros, plus expérimenté. Plus pénible aussi. Pot-de-colle incroyable ! On ne pouvait pas se rendre aux toilettes sans qu’il se tape l’incruste. Ca vole vite, ces bestioles, pas le temps de fermer la porte, qu’il était déjà sur les lieux. L’oiseau qui se pose sur ta tête quand tu te torches, quand tu vomis... Qui se rapproche le plus près possible du dentifrice quand tu te brosses les dents, dans ta bouche, presque, il entre ! A la cuisine, idem, fallait qu’il se pose le plus près de la lame du couteau quand j’épluchais ne serait-ce qu’une pomme. Le plus près de la poêle quand je faisais rissoler des patates. Vrai, j’ai une porte pour ma cuisine, que je fermais, mais il passait par le passe-plat, qui ne ferme pas ....
J’en ai eu marre, j’ai ouvert ma fenêtre, j’ai proposé la liberté :
Ni une, ni deux, il a volé si haut que je l’ai perdu de vue dans la seconde.
J’étais bien soulagée sauf que Simon m’en veut encore. Ce jour-là, il a même osé me frapper ! Bref.
Le calme est revenu, y’avait plus que pépita, moins téméraire. On était en novembre 2006.

25 mars 2007

Ma fille semble s'être remise assez vite. Mais moi, mon chagrin ne passait pas. Dès que je voyais le perchoir de Pepita, sa cage, une de ses gamelles, les larmes me montaient aux yeux.
Alors hier, je suis allée dans une animalerie de quartier, dans mon arrondissement. J'avais décidé de me rabattre sur un mammifère, hamster ou cochon d'Inde, pour l'offrir à Marie qui me répétait :
— J'ai absolument besoin d'un animal de compagnie !
Et vrai qu'elle s'occupait très bien de Pépita, qu'elle l'embrassait le matin avant l'école et la câlinait sitôt rentrée.

Nous y sommes donc allées et Marie a craqué pour un petit cochon d'Inde super sympa, à poils longs, très doux (une femelle), tricolore, brun, roux, blanc.
Et tu vas pas me croire ....
J'ai repéré dans une cage (l'animalerie était petite, peu d'animaux, et très bien tenue) une calopsitte eam qui m'a regardée tout de suite aussi. Elle penchait sa petite tête pour orienter son oeil vers moi, très intriguée. Je lui ai parlé, elle s'est collée contre les barreaux pour m'écouter, et elle m'a répondu.
Elle était chère (165 euros) or je suis au chomdû. Le cochon d'inde coûtait 45 euros....

Mais... Tu sais ce que c'est... Quand on est archi-triste.... Qu'est ce que le fric ?
Le mec m'a fait un prix : 180 euros le lot avec la bouffe et la sciure du loulou de ma fille.
J'ai fait une folie mais ne le regrette pas, Ah pour ça non ! Le cochon d'Inde (Lulu) est vraiment très calin, il ronronne et ne mord pas et quant à ma beauté, «Pépette», je l'ai appelée, elle s'est adaptée de suite. Très gentille sur l'épaule. Bon dodo cette nuit, gros caca consistants. Et ce matin, elle s'est mise à chanter dès 9 heures.
J'ai tout désinfecté à l'eau de javel avant de l'accueillir (cages, perchoirs, jouets, échelles...).
Pépette est grise de chez grise. Pas une trace de jaune, et pas de joues orange. Elle est grise (et blanche) de partout. Elle est splendide !
La remarque de ma fille :
— On dirait la grand-mère de Pépita !

J'ai retrouvé le sourire, je t'embrasse fort .
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