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 Une folle nuit (corrigée)

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Date d'inscription : 28/07/2007
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MessageSujet: Une folle nuit (corrigée)   Mer 16 Juil - 13:15

(16/17 novembre 2007)

Coucou, j'écris de chez Bogoss, très détendue.
Après la nuit de mercredi à jeudi chez moi, à Paris, pas folichonne malgré la présence de mon aîné Mathieu, nous nous sommes installés chez lui, à Courbevoie, jeudi matin.
Pas folichonne car l'audience au tribunal d'instance m'avait cassée.
Ma mère se permet d'embrasser mon fiancé sur les deux joues, dès la seconde rencontre, affable et hypocrite : "Il fait maintenant partie de la famille, je le considère donc comme mon beau-fils". Mon père le salue à chacune de nos visites, larges sourires and co... Et devant le juge, il ose dire :
"Je crains ma fille car son mari va me dépouiller".
Même si nous ne sommes pas époux (pas demain la veille), si nous ne vivons pas ensemble (aucune urgence), cette réflexion "officielle " de mon père m'avait profondément blessée.

Quand Bogoss a sonné chez moi mercredi soir, je cuvais dans mon jean' sous les draps de mon lit.
C'est donc lui qui a reçu Mathieu et nourri mes trois gosses car je n'ai émergé que vers 23 h 30... Ne restaient plus que Mat et mon "mari" devant la télé, une drôle d'émission sur "les femmes fontaines, les homosexuelles, les play-mates, les hardeuses...", bref, un docu de cul. Marrant, les témoins s'exprimaient sans tabou. Madame Robbe-Grillet (l'épouse de l'écrivain et cinéaste ?) racontait ses penchants libertins avec une gourmandise non feinte, alors qu'elle frisait facilement la soixante-dizaine. Sous le toit de son mari, elle avait cohabité avec une nana qui s'était amusée à jouer à son esclave sexuelle.
Dépaysant. Très audacieux. Interdit au moins de 16 ans.
(Moi, j'aurais dit 40).

Jeudi, grande première : PA PA PA PAM, j'arrive pas à y croire !... J'ai mangé les trois repas qu'un être humain "normalement constitué" s'ingurgite quotidiennement.
Cette journée du jeudi 14 novembre 2007 est donc à marquer d'une pierre blanche : dix ans au moins que je ne petit déjeune plus, ou ne dîne plus ou n'avale rien du tout, parfois pendant 72 heures.
Mat, sitôt sorti de sa douche, (les deux autres, la petite au collège, le cadet à St Louis), s'est exclamé en me voyant dévorer ma tartine beurrée du matin :
"Maman bouffe au réveil ??? Mais t'es magicien, toi !"
_ Rumh, rumh, s'est contenté de marmonner Bogoss, intérieurement très content de lui.

La moto, son appart, des tas de bisous, des tas de coups de fil et hop, j'avais de nouveau faim dès midi. Il m'a donc invitée déjeuner à la pizzeria succulente de la porte Maillot, la seule à proposer, pour un prix raisonnable, un melting-pot crudités/demi pizza dans la même assiette. Je choisis toujours la végétarienne, et lui l'orientale.
Ouf quel régal ! Non seulement j'ai pris un pied dingue à me goinfrer, le chaud d'abord (même le contour de pâte à pain que je néglige d'habitude) puis le froid (artichaut, poivrons...) mais j'ai fini aussi son plat à lui.
Un ventre, j'étais devenue, un énorme gouffre avide d'être rempli. Une ogresse presque difficile à assouvir.

Une jolie balade dans Paris, un arrêt chez Honda pour regraisser la chaîne de sa moto. J'en ai profité pour me payer des sous-gants, il commence à cailler dur dans la capitale. Le personnel adorable, on s'échangeait des tas de clins d'oeil, Bogoss et moi, des fois je lui caressais le cul discrètement, repue, j'étais heureuse, très amoureuse. J'en voulais à mon père, sa phrase au juge me revenait par moment et je l'admettais pas. Encore un coup de ma mère que j'espère le dernier.
De retour à Courbevoie, on a rempli le frigo, le bain à remous, chacun son tour, ça détend bien. La radio, le dîner préparé ensemble : salade mexicaine pour moi, d'endives aux noix pour lui, jambon à l'os, du pain, du vin. J'ai tout dégusté avec appétit.
Mon troisième repas en moins de douze heures !
Et le plumard pour suivre ! Son lit si confortable en 160 !
Je désirais de l'original, le docu cul de la veille, sans doute. Et le charme imparable de Bogoss.
J'ai souhaité qu'il me bande les yeux, me menotte et m'immobilise les jambes. La chambre juste éclairée par une douce lumière issue du couloir. Il m'a sodomisée de sa queue puissante, est entré par l'issue la plus serrée de mon corps sans difficulté, m'a labourée profondément...
J'en ai presque perdu connaissance, j'ai entendu, entre deux soupirs : "reste comme ça, je te reprends dans cinq minutes... Le temps de recharger la batterie".
Tu parles ! j'ai dormi contre lui, ainsi arnachée, jusqu'à l'aube, lorsque mes poignets se sont mis à râler.
Et rebelote.... Mais par devant, cette fois.

C'est pourquoi, aujourd'hui, je suis particulièrement détendue.


Cette petite aparté "pornographique" a été rédigée pour les coincés du cul. Pas parce que son père devient grabataire qu’il faut se priver des plus élémentaires satisfactions.
Pour l'heure, j'attends mon homme chez moi, il m'y a déposée après le dentiste (le détartrage semi-annuel de la grande fumeuse).
Ce soir, la carte annonce du rosbif purée haricots verts salade.
On va encore se régaler et j'ai prévu une tenue trash, des bas à grosses résilles et une robe noire à tuer. Des escarpins, bien sûr.
Peut-être un mini-slip mais pas franchement indispensable.

Je ne m’ennuie pas au plume avec mon faux "mari".
J'aime cet homme malgré moi mais c'est ainsi.
Je m'en défends car ma situation est confortable : il me veut 100%
IL EST GEANT.
J'en suis raide dingue mais je lui dis pas (enfin, si, pendant l'amour) mais je lui dis pas car
j'aime cet homme malgré moi.
Il y a quelqu'un dans moi qui freine le processus. Pas mon père, pas ma mère, pas mes frères, pas un juge... Rien à foutre de leur avis.
Pas mes enfants : ils apprécient Bogoss.
Je ne sais QUI me bloque. Il n'est pas extérieur, il n'a pas de nom, il n'existe pas réellement, je ne peux pas le toucher, le raisonner.
Le fantôme de mes ex, peut-être.
Le regard dur de Paul quand il serrait les dents. Prêt à me sauter au cou, prêt à claquer la porte, prêt à quoi ? Il bavait comme un Doberman...
Les baffes de Jean, sans préavis, en pleine poire. Ses projections contre le mur du salon. Ses étranglements, le sang me battait aux tempes et j'abdiquais.
Je m'écroulais à ses pieds, sonnée, quand il me relachait.
Je ne PEUX PLUS VIVRE EN COUPLE. JE HAIS LE COUPLE.
Vacuité, insonorisation, douleur, frayeur, pardon.
Ouais que je vais retomber dans le panneau !


Bogoss ne me semble pas violent. Je le provoque à outrance histoire de nous mettre dans toutes les situations qui risquent de se produire si l'on vit ensemble pour de bon, dans le même appartement.
Tu sais, comme les simulations des banquiers... "Si votre participation financière est de X euros pour l'achat de cette maison, en quinze ans, vous rembourserez Y euros chaque mois, en vingt ans, Z euros mensuels. Si votre participation à l'acquisition est de ...".
Je le teste en permanence, ne lui laisse aucun répit. J'observe ses réactions exactement comme le biologiste que j'étais martyrise une souris pour piger ses réflexes.
J'ai déjà cerné certains de ses défauts, ils ne me dérangent pas outre mesure. Il garde son sang-froid lors de nos scènes (rares), le ton ne monte jamais crescendo, le soufflet de la colère retombe en moins de quinze minutes. Il ne boude pas non plus.
Je connais mes faiblesses, je suis effectivement capable de pousser un homme à bout car je peux être très violente verbalement (un défaut hérité de ma mère). Je m'en veux toujours après coup mais le coup est tiré.
Je me méfie de moi, je suis chiante et imprévisible. Sauvage. Une vraie tigresse quand je m'y mets. Très soupe au lait, je me calme en moins de deux lorsque l'autre sait y faire.
Lui m'épate car si mes ex, vexés, blessés par la cruauté de mes attaques, parfois lancées en l'air, parfois fondées, alimentaient le feu, lui au contraire l'éteint.
Systématiquement, il refuse d'entrer dans mon jeu et me désarme en dix minutes chrono.
Je pense avoir trouvé le partenaire qu'il me faut. Pile poil à ma taille, il me va comme un gant.
Du sur mesure.


A 46 ans, on est pas finie, au contraire... On profite enfin.
C'est un message d'espoir que j'envoie là, à toutes les femmes qui doutent.
(Et j'insulte au passage Houellebecq, un vieux contentieux d'écrivains).
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