Chez Kti

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 FF

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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:24

Trouves en une autre.

Y'en a plein qui recherche le profil "Protecteur".

J'ai pas besoin de protection, j'ai plus besoin de Tampax.

Le mec qui soi-disant te protège pour mieux te posséder, pas mon truc.

JE VEUX MA LIBERTE.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:25

Je ne te demande pas de m'épouser, du moins maintenant; avec moi il n'y aura ni marche ou crève mais simplement, avançons ensemble et regardons ensemble dans la même direction.

C'est tout simple, il suffit de l'appliquer.

Passe une bonne nuit et embrasse les petits pour moi.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:25

Et pas qu'on me casse les pieds (le pied)

par "Amour".

hihi lol!
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:27

Je t'adore, tu me fais sourire malgré ma peine.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:35

Bonne nuit
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:44

Bonne nuit, réfléchis à tout ce que je t'ai écrit, je vais aller manger une pizza.

Je t'embrasse tendrement.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 22:47

Je reprendrai contact quand je pourrai marcher normalement.
Mais ne m'appelle plus, je répondrai pas.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:01

Souffre un bon coup, comme moi,
quand je mets un pied devant l'autre.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:30

C'est fini.

Pas de violence chez moi.

C'est même pas on va voir, c'est fini.

Désolée, mais je ne ressens que de la terreur, de la peine, un gachis, c'est fini, trop mal au pied.

Ca ne passe pas, tu m'as estropiée par "amour".

J'en peux plus de clopiner, je ne veux pas te pardonner.
Désolée Thierry.

Tes belles phrases me laissent de glace. Pire, elles m'insupportent.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:51

Désolée mais rupture.

Def

DEFINITIVE.


Je t'aimais déjà pas, j'suis très lente...

J'attendais que ça vienne. Des fois, j'y arrive à l'usure.

Mais non, pas ce coup ci.

Si tu savais comme je suis contente que tu ne viennes pas cette nuit. Si tu savais comme je suis contente de retrouver mes trois enfants et ma fille dans mon lit !

Enfin, la liberté de les aimer comme j'aime aimer.


J'm'en fous pas mal de la baise. Presqu'une servitude.
Les ecarter, mes cuisses, ça m'amuse pas tant que ça. Offrir mon cul, ça m'amuse pas tant que ça...
Je suis polie, c'est tout.

Mais là, depuis l'accident du pied, ras le bol !

Ras le bol de la politude !

Tu m'encules toutes les nuits et ça te suffit pas ?
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:53

Je viens de rentrer, non, je n'accepte pas le mot " estropiée", tu t'es concée le doigt sous ta porte par ACCIDENT pas volontairement, je ne peux accepter l'injustice.

Je ne demande pas ton pardon, simplement de la compréhension mais jamais de la pitié.
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:56

FAUT que tu m'esquintes, EN PLUS ?
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MessageSujet: Re: FF   Jeu 10 Jan - 23:58

Là j'ai la haine, passe ton chemin.

J'y arrive pas, à te pardonner.

Plus je vois que mon pied réagit, plus je vois que ça suffit.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:01

Non Cathy,

Je te connais bien, nous sommes faits l'un pour l'autre avec nos différences, notre complémentarité, il serait tellement dommage pour nous de tout arrêter pour un accident.

Il faut peser le pour et le contre, je pense que la balance penche vers le pour.

Tu es maître de ton choix et je le respecterai même si celà me fait un mal énorme (plus que ton doigt), mais je suis et resterai un gentleman.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:03

T'as poussé la porte comme un dingue !

C'est quoi cette mauvaise foi ?

Mon pied n'a pas glissé, t'as poussé la porte comme un dingue !!!


Dernière édition par le Ven 11 Jan - 0:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:05

Passe ton chemin, je ne veux plus de toi.

Y'en a plein d'autres.

J'suis trop décue, tu m'as fait mal, je clopine.

Tu parles d'un gentleman !
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:17

Je te dis et répète que j'en ai marre de toi.

Notre relation devient violente or je souhaite la paix.

Cinq nuits que je m'oblige à dormir contre toi, mais je me réveille en transe toutes les demi heures.

C'est plus jouable.
T'es devenu l'ennemi, celui qui bat, et qui fait mal.

Je reprends ma liberté (et je suis pas perdante, un peu plus, je payais ton loyer).

Va te faire foutre !
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:29

C'est tellement grave que je te regarde plus en face au petit déjeuner, j'ai hâte que tu te casses.

C'est tellement grave que je veux plus monter sur ta moto. J'irai chez mon père en métro.

C'est tellement grave que je ne veux plus te répondre au tel.

C'est tellement grave que je m'organise sans toi.

Notre histoire est finie Thierry.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 0:39

Mon pied n'a pas glissé...

Fastoche de raconter ainsi.

Non, non, mon pied n'a pas glissé.

T'as envoyé la porte sur lui.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 15:00

Eh ben dis-donc, quel dialogue !

Oulah, la scène de ménage en direct live !!!
Devant tout le monde !!!

J'effacerai pas, j'trouve ça marrant, même si Pince Moi les Fesses m'accuse d'exhibitionnisme. Il a pas tort, à la relecture... Il faudrait censurer quelques passages, sans aucun doute...

Voire même virer le topic entier... Mais non. Je laisse sur mon forum une trace de ma colère et de ma déception.
Vrai que j'étais drôlement en pétard mais il fallait que ces mots sortent, d'une façon ou d'une autre, puisqu'on s'est réconciliés hier nuit, mon mec et moi, chez moi.

J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Trop triste de ne plus l'aimer. Première fois depuis notre rencontre que je le regardais ainsi, sans indulgence. Tout ce que j'ai écrit, je l'ai réellement ressenti et ça m'a fait un mal de chien, de ne plus le trouver séduisant au p'tit déj, de ne plus savourer son corps la nuit, de le voir amoureux, plein de bonnes intentions et pas moi.
Je me disais "bordel de merde ! J'y croyais à donf, à celui-là !"
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 15:23

J'envoie de suite les premières pages de "La nuit de la honte", pour ceux qui n'y auraient pas jeté un oeil.

Elles expliquent ma réaction : le coup de la porte.

Le facteur sonne toujours deux fois.

LA NUIT DE LA HONTE (1992)

"Ce soir de réveillon 1991, Victoire tremble de peur dans l’ascenseur. Peu habitué à veiller si tard, Nico est fatigué. Il envoie un violent coup de pied à son petit frère David :
— Non, c’est moi pour monter !
David Hurle et Victoire en oublie un instant l’essentiel :
— Calmez-vous les enfants, on arrive.
Elle est trop lasse pour expliquer à ses deux rejetons, une fois de plus, que le petit appuie sur le bouton zéro lorsqu’ils descendent et que le grand se charge du deux pour monter. Elle a hâte de rentrer, d’enlever sa tenue de fête, d’enfiler leurs pyjamas aux enfants. Elle a hâte de s’enfermer dans sa chambre. En ce jour de décembre, le dernier de l’an 1991, elle a commis «La Faute». On ne défie pas la Mafia…

A 23 heures, les enfants sont au lit. Victoire respire un peu. Elle a décidé, pour une fois, de les garder contre elle toute la nuit. Le père lui interdit d’ordinaire cette marque d’affection qu’il juge incestueuse mais Victoire n’est plus à ce détail près, elle a besoin de leur force pour assumer le lendemain, elle a besoin de leur odeur pour fêter, à sa façon, cette année qui commence, loin des flonflons et du champagne, juste eux contre elle, juste l’amour de ses deux fils, juste le réconfort de leur existence…

Panique : à 23 heures 03, la clef tourne dans la serrure de la porte d’entrée. Les enfants bondissent hors du lit, sensé matrimonial il y a trois semaines encore, les enfants, insouciants, accueillent leur père avec des cris de sioux. Philippe franchit le seuil les bras lourds de paquets.
Victoire sait qu’il n’y a rien pour elle. Elle suit son mari des yeux, elle le regarde se décharger devant le magnifique sapin qu’elle a décoré pour Noël. Sous les banderoles et d’un geste nerveux, Philippe, sans même lui avoir dit bonsoir, s’attaque au bolduc qui entoure les paquets. Les enfants hurlent de joie :
— Chic ! Un déguisement de cow-boy ! Super ! Une voiture téléguidée !…


Vic assiste, impuissante, au délirant bonheur de ses gosses. Le Père Noël est passé chez mamy, le Père Noël passera chez maman… Victoire le sait, rigole, prend des photos. Elle a saisi au vol le regard lourd de son époux. Elle va payer, Victoire le sait.


Philippe a recouché ses deux fils dans leurs lits et fermé la porte de leur chambre. Victoire revient de chez ses parents où elle a grignoté sans boire. S’est avalé un Lexomil entre deux petits fours puis a demandé à son père de la reconduire sans attendre le douzième coup de minuit. Elle voulait rentrer avant Phil mais puisqu’il était là :

— Philippe, il faudrait que nous parlions, calmement… Préfères-tu attendre demain ou discutons-nous maintenant ?
Très posément, Philippe répond :
— Je suis à ta disposition, «mon amour».
Vic s’installe donc dans le fauteuil tandis que lui s’assied en face, sur le canapé.
— Bon, commence-t-elle avec courage : tu n’es pas sans savoir que j’accepte la séparation, et que j’en ai parlé avec ta mère au téléphone ce midi.
— Oui, se contente de répondre Philippe.
— Bon (et chaque nouvelle phrase est un effort). Tu sais peut-être aussi que j’ai proposé deux solutions : tu te trouves un appartement et me laisses celui-ci pour les enfants, ou je pars, moi, dans quelque chose de plus petit, avec les enfants…
— Oui.
— J’aimerais connaître ton choix et ce qu’en dit ta mère.
— Mon choix est clair : je cherche l’appartement depuis un mois, je ne l’ai pas encore trouvé, et j’ai pris contact avec un avocat. L’idéal serait un divorce à l’amiable.
— Qu’entends-tu par là ?
— Nous nous mettons d’accord sur tout, nous n’avons plus qu’à signer, pour 6000 francs, le divorce est réglé en trois semaines.
— D’accord sur tout ?… Alors, commençons par les enfants.
— On se les partage.
— C’est-à-dire ?
— La garde conjointe, moitié chez toi, moitié chez moi.
— Donc nous ne pouvons pas divorcer à l’amiable.
— Pourquoi ?
— Parce que moi, je veux la garde de mes enfants. Ils seront domiciliés chez moi, je te les laisserai un week-end sur deux et tous les mercredi, plus la moitié des vacances.
— Donc tu comptes m’empêcher de revoir mes enfants ? (le ton devient grinçant).
— Je n’ai pas dit ça. Je veux le système classique : l’autorité parentale conjointe et la garde à la mère. Ils ont deux et quatre ans, à cet âge-là, ils ont plus besoin de leur mère que de leur père. Et ils sont trop petits pour naviguer d’une maison à l’autre. Lorsqu’ils atteindront dix, douze ans, on pourra changer de méthode…
— Donc, je répète, tu veux m’empêcher de voir mes enfants ? (le ton monte dangereusement).

Vic joue les fatalistes, son mari commence à l’effrayer mais elle ne doit pas le lui laisser percevoir, elle ne doit pas surenchérir :
— Si tu veux comprendre les choses comme ça, comprends-les comme ça…
— OK, OK. Mais je te préviens (il menace des yeux) : chaque week-end que je les aurai, chaque vacances que je les aurai, tous les jours, je leur répèterai : «Si vous ne voyez pas plus souvent papa, c’est à cause de maman». Et tu verras comme ils seront tordus au bout du compte…
— Effectivement, si tu dis ça…
— C’est donc ce que tu souhaites : que tes enfants soient tordus… Tu te fiches complètement de leur équilibre.
— Je suis loin de m’en fiche, mais l’idée du bourrage de crâne n’est pas de moi… Si tu le prends comme ça, que veux-tu que j’y fasse ?
— Accepte la garde conjointe.
— Il n’en est pas question dans l’immédiat.
— Bon. (et ses yeux sont des poignards, et ses masséters sont serrés, comme un Berger Allemand prêt à bondir).
La peur s’emballe d’un coup, le feu patiemment attisé prend enfin, Vic maîtrise de justesse ses tremblements tandis que Philippe continue :
— OK, OK… Tu vas faire des enfants dégénérés, je te répète que tous les jours, je leur dirai ces mots…

Elle l’interrompt, se lève du fauteuil :
— Je crois qu’il vaudrait mieux aller se coucher, tu es en train de perdre ton sang-froid et je suis fatiguée…
Surtout, il a ses yeux de fou, comme le jour où il a manqué de la tuer, où il a serré si fort ses doigts autour de son cou qu’elle a senti le sang lui battre aux tempes ; comme le jour où, devant Nico bébé, il s’est emparé d’elle et l’a violemment projetée sur le lit. Elle se dirige vers sa chambre, lentement, et pourtant elle a hâte d’y être pour s’enfermer à clef. Elle entend :
— C’est ça, va te coucher conasse !
Elle ne doit pas répondre à l’insulte, elle ne doit pas relever l’affront, elle s’est faite aux injures, depuis cinq ans qu’elle les subit, depuis cinq ans qu’elle a conçu Nico… Et pourtant elle répond, plutôt que de courir s’enfermer, elle perd trois secondes à répondre au dément, l’orgueil sans doute, l’orgueil qui va la perdre :
— Oh tu sais, articule-t-elle avec lassitude, conasse, poufiasse, flemmasse, trou-du-cul merdeux… j’ai l’habitude…
Son flegme quoique artificiel encourage Philippe à la suivre. Dans le couloir, il continue :
— C’est ça que tu souhaites, avoue-le, c’est tordre tes enfants, n’est-ce-pas ? Tu n’en as rien à foutre, dans le fond… Ce que tu veux, c’est te les approprier, les avoir pour toi toute seule, de toutes façons, c’est pour TOI et uniquement pour TOI que tu les as faits !!!

La voix de Philippe explose à présent. Vic est derrière la porte de sa chambre, au lieu-dit «sécurité» mais lorsqu’elle tente de la fermer, Philippe la bloque avec son pied. La minute est insupportable mais Victoire la supporte :
— Allons nous coucher Philippe, retourne sagement dans ton salon, nous en reparlerons, j’ai sommeil.
Mais lui insiste, le pied coincé :
— Tu n’as pas honte ? Tu veux les garder sans même voir leur intérêt !… C’est bien ce que je disais : tu es une EGOISTE qui a fait des enfants pour elle !!!
Vic s’étonne de son self-contrôle : sois calme ma fille, sois calme, vire-le, il est devenu complètement dingue… Elle croit trouver la solution, elle connaît son esprit de contradiction, si elle lui donne raison, il va abandonner :
— D’accord : tu as raison sur tout, je suis une mère indigne, j’ai fait les enfants pour moi, je me fiche pas mal de les détraquer…

Elle abonde dans son sens pour qu’il la laisse, pour qu’il débloque son pied de la porte et qu’elle puisse la fermer à clef. Elle échoue. Dès cette phrase finie, une seconde, elle voit les yeux de fou exorbités, elle sent deux mains puissantes lui étreindre les épaules, elle ne touche plus terre, vol plané, elle atterrit sur la moquette.
Le blanc.
Un écran blanc occupe l’espace, une douleur aiguë lui transfixe la nuque, elle ne peut plus bouger, elle sent le bois du meuble contre lequel elle a cogné, elle entend, comme dans un rêve de l’au-delà : «Victoire !… Qu’est-ce-qu’il y a ?… Relève-toi ! Parle-moi !…» Elle ne peut pas se relever, elle ne peut pas parler.
Explosée comme un verre jeté par terre de rage…
Le blanc de son cerveau se colorie soudain : une multitude de scènes défile à toute allure, sans queue ni tête, des bribes de vie qui lui semblent vécues, d’autres qui ne lui disent rien, elle gît sur la moquette, anéantie.

Elle se souvient qu’au moment de la mort, la vie défile. Elle pense qu’il lui a rompu le cou et qu’elle est en train de mourir, tout simplement. Mourir un premier de l’an, des mains d’un assassin… Le cinéma des images continue, comme si elle était par instant très consciente, à d’autres victime d’hallucinations. Elle se souvient de son oiseau Coco, au cou cassé d’avoir voulu volé contre la fenêtre, tombé en perpendiculaire et qui n’a plus volé, de ce médecin martyre dont elle a lu l’histoire ce matin au bureau : violée, violentée, puis salement égorgée par un toxicomane en mal de drogue.

Elle voit du sang sur la moquette, elle ne sait d’où il sort."

(La suite, pour les intéressés, dans le forum "Autobiographies")
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 15:27

Cathy chérie,

Il s'en ait fallu de peu, très peu pour que notre belle histoire d'amour se termine, en effet hier soir j'avais prévu de t'envoyer un mail sur ton forum pour t'annoncer que je te quittais.
Quand je donne, je donne a fond mais quand je reprends, je reprends.

Celà m'aurait énormémént coûté de te l'écrire mais je l'aurais fait.

Celà m'aurait d'autant plus coûté que cette rupture définitive se serait faite sur un malentendu ( je persiste et signe !! ).

Le bonheur est une chose trop précieuse pour le gâcher pour une bêtise, un stupide malentendu ( la seule victime étant ton pied ).

Cathy, je t'aime, tu m'aimes et celà est les plus important.

Nous sommes faits l'un pour l'autre et ça, je le sais.

Prends confiance en toi et tu prendras confiance en moi, je pense que petit à petit tu finis par y arriver mais je prendrai mon temps et je suis convaincu moi-même d' y arriver.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 15:30

T'es mignon, mon amour...

Mais vrai qu'on l'a échappé belle !!

On a frôlé le désastre...
J'ai eu très peur.

Je t'aime. Plus que je ne veux l'admettre.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 16:35

Ne me fais plus jamais mal.
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MessageSujet: Re: FF   Ven 11 Jan - 16:39

Je vis notre histoire comme un CDI.

J'ai pas encore signé pour le CDD.
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MessageSujet: Re: FF   

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