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 Triste conte de Noël

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PM



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Date d'inscription : 30/07/2007

MessageSujet: Triste conte de Noël   Lun 31 Déc - 11:20

Laissez-moi d’abord vous résumer la réalité sociale la Nouvelle-Calédonie.
Plus de la moitié de la population est d’origine européenne et habite l’aggomération de Nouméa. Les cadoches, ces descendants des premiers colons et des anciens bagnards qui ont développé le Caillou il y a deux siècles semble s’être fondue dans l’afflux de ces français ayant décidé de vivre dans le Pacifique.
Cette fraction importante de la population semble vivre à l’aise. On voit ces blancs rouler pratiqument tous en 4x4, avoir de belles maisons de plain-pied. Pratiquement toutes ces familles ont un bateau avec lequel ils vont prendre du bon temps le week-end.
La population indigène est encore minoritaire. Elle peuple les îles Loyauté, la province Nord . A Nouméa elle occupe les quartiers moches de Normandie, de Ducos ou de la Vallée du Tir.
Il n’y a pratiqument pas de métissage. Les seuls peuples s’étant un peu mélangés à la population blanche sont les asiatiques : chinois, japonais et javanais.
Les indigènes, les Kanaks n’ont jamais pu ou voulu s’inscrire dans cette société europénnee. Ils roulent dans des Peugeot pourries. Les femmes sont habillées dans des sacs à patates, et les jeunes sont souvent preuve d’incivisme en laissnt des cadavres de boissons sur les pelouses, en souillant les murs de graffitti, en écoutant de la musique à fond sous les fenêtres des gens.

On comprend la quasi-guerre civile qui ravageait le pays dans les années 80. L’insurrection a été maîtrisée par la signature de l’accord de Matignon, revisité par l’accord de Nouméa, acceptant le gel du corps électoral (pour fair simple les nouveaux arrivant de l’extérieur auront du mal à voter).

J’ais uivi une affaire assez pathétique qui montre la lâcheté de notre époque dans le refus d’affronter les vrais problèmes.

Une jeune femme a créé une société de vente de pizzas appelée Presto Pizza.
Son affire propspère lui a permis de développer 4 pôles de livraisons de pizzas.
Dans un business aussi concurrentiel, les difficultés ne tardent pas à venir.
La loi impose l’emploi de la population « locale » et les conflits entre les deux modes de pensée sont très fréquent.
La jeune femme suite à un événement grave (je crois qu’il s’agit d’un vol dans la société) décide de se séparer de 2 collaborateurs pour faute lourde.
Contestation. Procès gagné par la jeune femme.

Oui mais voilà, le peuple bénéficie l’appui d’un syndicat extrêmement virulent et violent : l’USTKE, l’Union Syndicale Trotskiste des Kanaks et des Exploités.
Avec un telle sigle la couleur est annoncée. La CGT ou SUD Rail passent pour des organisations très constructives à côté de l’USTKE. José Bové ne tarit pas d’éloges pour cette organisation et vient régulièrement la soutenir. C’est aussi l’occasion pour lui de passer des vacances agréables. Qu’est-ce qu’il est sympa notre Aveyronnais à grandes moustaches !

La stratégie de l’USTKE est simple. Ils utilisent l’arme du blocage. Ils ont des troupes permanentes pour faire le siège d’usines ou d’entreprises. Ce sont les spécialistes de l’épreuve de force.
Dans l’affaire Presto Pizza l’USTKE décide le blocage de tous les pôles de livraisons de la petite entreprise.
L’action est parfaitement illégale mais le préfet, un vrai politique, c’est à dire trouillard et opportuniste, rechigne à faire dégager les blocages par la force publique.
L’entreprise Presto Pizza sera donc sacrifiée après que la jeune femme a refusé la proposition des autorités locales de fermer les yeux sur les actes délictueux de ses anciens employés et donc refusé de les réintégrer.
Chiffre d’affaire à zéro. Charges et dettes s’accumulant, la jeune femme est acculée à la faillite. Ben, oui, les banques sont au courant de rein elles non plus.
L’USTKE ne décampe pas. Elle ira jusqu’au bout et nos politiques feront semblant de n’être informé de rien.

Il y a quinze jours la jeune femme s’est suicidée. Le préfet a quand-même fait porter une couronne de fleurs sur sa tombe. On peut-être lâche et conserver ses bonnes manières.
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