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 Vitesse

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PM



Messages : 198
Date d'inscription : 30/07/2007

MessageSujet: Vitesse   Sam 29 Déc - 1:01

La vitesse.

En Kite-Surf on est rapidement servi pour ce qui est de se tirer la bourre.
L’idéal est d’avoir un vent confortable de 15 à 18 nœuds.
On se met à une allure entre le travers et le largue et on borde à fond.
La planche atteint alors une vitesse de 20 à 25 nœuds. Et oui, c’est le paradoxe de la vitesse sur l’eau, on peut aller plus vite que le vent. Je pourrais vous en faire la démonstration par la géométrie mais je risque de vous perdre dans mon raisonnement.
Bien sûr on peut aller bien au-delà de 25 noeuds. Le record du monde est de pratiquement 50 nœuds. Mais je peux vous dire qu’à 25 nœuds on serre les fesses et que les chutes vous transforment en une espèce de balle de golf qui fait plusieurs ricochets avant de plonger dans l’eau.

Ce qui est « cool » (pardonnez-moi ce parler jeune) c’est qu’il n’est pas besoin d’être un expert pour se lancer dans la vitesse en Kite-Surf. Les seules conditions à réunir, c’est de ne pas avoir peur des gadins, d’être assez lourd mais dense, et d’avoir des jambes. Je réunis ces conditions.
Sinon, il faut trouver l’endroit pour le faire. Le clapot est rédhibitoire. Le clapot ce sont les petites vagues qui transforment le plan aquatique en tôle ondulée et qui cassent la vitesse.
Le problème c’est que le clapot signe la présence de vent fort.
Néanmoins, le clapot disparaît avec la marée basse.
La vitesse est donc possible que sur des surfaces avec 15 à 30 cm d’eau. Cela rend l’exercice particulièrement dangereux. Le casque est fortement conseillé.
Lorsque je sens que je rattrape un kite-surfer, je le gratte à la régulière en passant sous son aile. Je prends alors une allure plus au largue. Je le dépasse alors aisément puis je reprends une allure plus de travers.
Sur l’îlot Maître, prendre une allure de largue signifie se rapprocher de la plage. Les fonds sont de plus en plus proches. On voit quelques cailloux (corail mort) apparaître. L’adrénaline monte. Mais ce qui est grisant c’est le bruit de l’aile et de la planche.
On sent l’aile vibrer par la barre. Elle claque de temps en temps. La planche elle devient une lame de couteau qui fend la surface comme un couteau fendrait de la gelée de groseille. J’aimerais vous imiter le bruit. Ça fait prfllfff..ffffffffff.. prlf..fffffffff.. fffffzzzzzfffffff.. prlff…prlff…fffffffffffffffff..zzzzzzzz…ffffff.
La planche vibre à une fréquence de plus en plus élevée.
La hauteur de la gerbe d’eau signe la vitesse. La vitesse est d’autant plus élevée que la gerbe monte haut (80 cm environ) et ce de façon continue. L’à-coup bien sûr la fait monter plus haut mais accuse un coup de talon retardateur. Non, il faut une pression continue et sans à-coup.
La vision de ce qui se passe en arrière est un formidable spectacle.
D’abord sur le bord de fuite de la planche. C’est un glacis très plat qui permet de voir les fonds en parfaite transparence. La planche est alors un pinceau qui colore les fonds marins. Plus en arrière, c’est un sillage de hors-bord. On se rend compte de l’énergie qui a été transformée. On en remue de la flotte.
La vitesse en Kite, c’est une super drogue.
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PM



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MessageSujet: Traversée   Sam 29 Déc - 1:04

Première grande traversée


24 Décembre :

Antoine m’a autorisé la traversée depuis l’hôtel Méridien à l’Ilot Maître (2 Nautiques soit 3,6 km).
Le vent est de 12 nœuds donc à la limite basse. Contrairement à la planche à voile, les vents faibles sont un peu redoutés car peu porteurs (comme pour le FunBoard, on est scotchés en dessous de cette vitesse).
Le ciel est d’azur et je me sens près pour cette première. Pas de casque, Antoine surveillera ma traversée à vue alors qu’il conduira le reste de l’équipe sur son Zodiaque 15 places tout neuf.
Je n’ai pas respecté la consigne je suis parti avant lui car je ne voulais pas rester à faire l’essuie-glace dans la petite baie de l’hôtel Méridien pleine de pièges : rochers émergeants, déventes et rafales.
Le vent faible m’oblige à faire bouger mon aile en huits paresseux mais réguliers.
Le vent forcit légèrement cependant au fur et à mesure que je m’éloigne de la côte, la houle se creuse.
Passé le travers de l’Ile aux Canards (il n’y a aucun canard en Nouvelle-Calédonie et encore moins sur ce spot à gogos du tourisme tropical) j’arrive dans le chenal où transitent de nombreux cargos. Les creux font un mètre mais il n’y a pas de moutons (pas de déferlantes).
Je dois croiser un méthanier. Je fais le choix prudent de passer par son arrière, ce qui me fait prendre une allure de largue, certes plus rapide et plus confortable mais qui me fait dévier de mon cap. J’avais choisi d’arriver sur le milieu du platier de l’Ilot Maître.
Après avoir franchi le sillage du méthanier, j’essaye de remonter le vent mais l’allure est trop faible. La planche s’enfonce avant le franchissement des crêtes des vagues. C’est très inconfortable et je ne veux pas que mon aile tombe.
Finalement j’opte pour revenir à une allure de travers, moins stressante malgré un cap qui risque de me faire passer sous l’îlot.
La traversée se passe bien finalement et je remonte légèrement au vent.
Après une dizaine de minutes à maintenir le bon cap, je sens les vagues déferler sous mes pieds et la couleur du fond tourne du bleu marine au brun. Une dernière vague me pousse sur la côte Est du platier. La plage de l’îlot Maître est à 300 m.
Inopportunément, cette dernière poussée a pour effet de dégonfler mon aile qui s’affale dans un vent quasi-nul.
La marée est basse et je me mets debout sans problème. J’attends calmement que mon aile se regonfle. Je tire une arrière (la ligne bleue), l’aile se plie, puis se déplie en tenant fébrilement sur un bord. L’aile glisse sur le bord gauche jusqu’à atteindre le travers en titubant. Une petite rafale la fait décoller. Elle monte lentement. Je l’aide en peu en reculant de trois ou quatre pas et en soulageant les arrières.
Elle passe dans la fenêtre de puissance et monte sereinement au zénith.
Le vent est encore trop faible pour un nouveau départ. Je m’allonge dans l’eau, je me cale dans mes bootstraps. J’ai de l’eau jusqu’aux oreilles. Je me repose en regardant mon aile osciller comme une danseuse de rumba.
Une petite risée vient me rafraîchir le nez. Il est temps de passer au swing.
Je balance violemment mon aile sur le côté. Je sors laborieusement de l’eau. Il faut carrément un boogie-woogie pour avancer dans ce vent mollasson.
La planche accélère doucement, je crée mon propre vent. La trajectoire est installée et je tire un large bord devant la plage de l’îlot. Le demi-tour s’effectue sans encombre malgré la difficulté à relancer ma planche. J’accoste. Je vois au loin le bateau d’Antoine venir me rejoindre.
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MessageSujet: Jibes   Sam 29 Déc - 1:07

Aujourd’hui, c’est la première fois que je peux faire honorable figure
au sein de l’assemblée des Kite-Surfer nouméens.
La crème de la spécialité officie sur un minuscule spot près de l’hôtel
Méridien.
Chacun « envoie » ses plus belles figures sous les yeux esbaudis des
touristes de l’hôtel se prélassant sur des chaises longues.
Le spot a l’avantage d’être situé à 500 mètres de mon appartement.
Néanmoins chacune de mes tentatives de sortie s’était soldée par un
échec jusqu’à aujourd’hui. La première fois, j’ai fait tombé mon aile
après deux bords ridicules de 100 m et je me suis trouvé dans
l’impossibilité de la relever. La 2ème fois j’ai emmêlé mes fils sur
une chute. La 3ème fois j’ai perdu ma planche et je me suis trouvé dans
l’impossibilité de la rejoindre en nage tractée car on n’a pas pied sur
ce spot. A chaque fois ça s’est terminé par une lamentable dérive sous
les yeux goguenards et moqueurs des badauds. La honte.
La dernière fois j’ai éclaté mon aile lors d’un décollage raté. La
rage.
Le lieu était maudit pour moi.
Aujourd’hui Antoine a annulé son transport du groupe sur l’îlot Maître.
Je me suis donc décidé pour une 5ème tentative alors que le vent était
faible et la marée haute (conditions réunies pour la quasi-certitude de
rencontrer des difficultés).
La différence, c’est que j’ai considérablement progressé à présent.
Après un décollage laborieux de l’aile, le vent étant rafaleux et
tourbillonant, j’arrive quand-même à mettre mon aile au zénith sur la
grande plage qui jouxte l’hôtel.
La mise à l’eau est rapide et mon premier bord très sûr. Je sors de la
zone d’entrainement des kite-surfers de compétition, et j’arrive dans
la houle après quelques centaines de mètres. Je décide de remonter au
vent pour rejoindre la baie voisine. Mon demi-tour un peu mou dans la
houle ne pose pas trop de problème et je tire de nombreux bords pour
rejoindre la Côte blanche. Il s’agit d’un platier encombré de coraux et
de rochers émergeants mais avec la marée je ne les vois pas et cela
diminue mon angoisse.
Finalement je trouve l’endroit fantastique. Il ne faut pas trop s
‘approcher de la côte pour éviter la dévente. Le temps est gris et le
vent forcit dans cette baie plus exposée aux alizés. Finalement, je
refais toutes les figures que m’a enseignées Antoine. De beaux jibes
bien dessinés et quelques petits sauts avec des atterissages en
douceur.
Le jibe est une très belle figure. L’aile assez haute, à 11 heures on
plie les jambes et on se détend en faisant faire un 180° à sa planche.
On se trouve quelques instants dos à l’aile et la planche maintenue «
crantée » par un appui sur les orteils de manière à empêcher la planche
d’aller au vent. Puis c’est là que c’est très beau, on inverse la prise
de carre en relançant l’aile dans la direction opposée. La relance doit
être douce et régulière. Quand l’aile passe dans la fenêtre de
puissance, face au vent, on donne plus de carre alors que la planche
s’inscrit dans un beau mouvement en arc de cercle très ample.
Le virage est large et la planche soulève une très haute gerbe d’eau.
Puis on remonte au vent. Le mouvement terminé, on ne pense qu’à
enchaîner la même figure le plus tôt possible.
Je n’ai fait que cela pendant deux heures. Je ne suis pas trop tombé.
C’était le bonheur total.
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MessageSujet: Re: Vitesse   Sam 29 Déc - 15:00

Coucou toi, et joyeuses fêtes !

Ton texte m'a fait sourire, j'ai beaucoup aimé le passage des gamelles.
J'avoue que je ne comprends pas tout des descriptions techniques, une vidéo m'aiderait, mais ces écrits sont très dépaysants. On voit la plage, on voit les vagues et les fonds sous marins, ça donne envie.
J'ai également appris qu'on pouvait aller plus vite que le vent... Mais là où je te contre-dirai, c'est que les véliplanchistes n'aiment pas les vents faibles.

Bons progrès, ne prends pas trop de risques quand même (le casque).
Eclate-toi bien (au figuré)

Bisous de Kti
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MessageSujet: Le côté Surf du Kite-Surf   Dim 30 Déc - 0:52

Et merde, l’anticyclone se maintient à l’est de l’Australie. Pas de vent.
Me voilà comme un con à taper sur cet ordinateur alors que je devrais surfer les beaux rouleaux.
Le côté « surf » du Kite-Surf n’est pas son moindre intérêt. J’avis déjà constaté cette possibilité de prendre les vagues en planche à voile ou en catamaran. L’engin escalade la crête. On le sent peiner malgré le vent porteur, puis il bascule et se laisse glisser sur son flanc. Il faut alors l’orienter à 45° par rapport à l’onde et se laisser pousser par la vague. On sent très bien l’accélération et c’est une sensation très grisante.
Le surf est un sport qui m’a toujours attiré mais je n’ai pas eu l’opportunité de m’y mettre. Jamais le bon timing, ni le bon endroit, ni la bonne dynamique de groupe. J’ai fait un peu de body-board en Bretagne. J’ai compris qu’il fallait une sacrée puissance dans les épaules pour rattraper la vague. Mauvais nageurs s’abstenir.
En Kite-Surf le rattrapage de la vague n’est plus un problème, la vitesse en Kite-Surf permet de doubler n’importe quelle vague.
Je suis un cérébral. Quand je me mets à un sport, je passe des heures à observer les meilleurs représentants d’une discipline. Avant d’essayer quoi que ce soit, il faut visualiser ce qu’on va faire. L’enchaînement des mouvements doit être gravé dans la mémoire.
« Après ça, tu pousses la jambe gauche, puis tu tournes les épaules à droite et tu donnes un coup sec des hanches… »
Dans toutes les disciplines d’expression corporelle (danse, gymnastique, ski, rollers, plongeon, parachutisme), c’est la règle. Faire le mouvement dans sa tête.
Il faut avaler le mouvement goulûment puis le digérer lentement.
L’autre point qui est essentiel pour réussir, c’est la détermination. « J’y arriverai, bordel ! »
On est souvent découragé par les échecs ou par quelques régressions dans sa progression. Quand je régresse dans une discipline alors que je mobilise toute mon énergie dans le sens contraire, je m’applique la terminologie boursière qui fait face à une petite baisse des cours. Je consolide. L’acquis se tasse mais devient plus dense, plus compact, plus fort.
Au tout début de ma progression en Kite-Surf, j’ai acheté une revue spécialisée sur la discipline. Ce qui m’énervait, c’était le « parler ado » des rédacteurs et l’omniprésence de publicités montrant des adonis aux cheveux et muscles longs, tablettes de chocolat sur le ventre glissant à l’intérieur d’un tube d’eau, le kite tenu d’une main fendant la lèvre supérieure de la vague.
C’est vraiment le type d’image qui est prise pour te dire : « Tiens, tu peux rêver. Il te faudra 3000 heures d’entraînement avant de pouvoir faire ça. ».
Mais le PM en a vu d’autres. Des trucs extrêmes, il en a fait dans sa vie civile et militaire. Il faut commencer à faire des trucs nullissimes où tout le monde se marre en te regardant, puis étoffer un peu. Alors on passe à un peu plus dur et on insiste. On met du temps mais on se rend compte qu’on y arrive malgré tout. Alors on passe à encore plus difficile, etc.
On gravit les échelons avec opiniâtreté et force de caractère, jusqu’au jour où quelqu’un te dit : « Mais c’est incroyable, ce que tu fais ! ».
Souvent on reste un débutant dans sa tête et on ne se voit pas progresser. Je crois que c’est d’ailleurs la bonne attitude. Si on surjoue, ou si on pense qu’on est devenu un « pro » on n’est pas loin de l’accident, parfois fatal.

Revenons aux vagues. Les vagues déferlent lorsque la houle vient se bloquer contre des fonds commençant à se découvrir : banc de sables, récifs coraliens.
Le lagon et ses ilôts sont bordés par des récifs. Il s’agit de blocs de corail agrégé faisant obstacle à la houle qui vient du large. Il faut donc aller au large pour les trouver.
La première épreuve est le franchissement des déferlantes. C’est assez saisissant. On a l’impression qu’on va être broyé par la vague. En fait, il faut oublier cette idée. Certes, on n’est pas sûr d’y arriver et il faut accepter l’éventualité d’une chute et de ses conséquences (elle se produira de toutes façons même si la première tentative réussit) mais il ne faut pas trop intégrer cette option sinon on visualise trop la chute et on tombe avant même d’avoir essayer.
Non, il faut attaquer avec la foi de David face à Goliath. Il faut maintenir le cap face au monstre et même se dire que plus on va vite et plus court sera le combat. Les jambes encaissent les prémisses l’onde frontale, résidus de déferlantes et écume menaçante. On s’aide de la barre pour s’alléger, et la planche monte sur la déferlante. Les pieds s’enfouissent un peu quand on arrive sur la crête. A sa sortie on décolle un peu puis on retombe dans le creux qui la précède. C’est passé. On relance un peu son aile car le franchissement a fait perdre un peu d’énergie. On se trouve alors dans la vraie mer avec sa houle bien formée. La navigation dans la houle, c’est à la fois impressionnant et ludique. On se sent minuscule dans cette énergie massive et sans concession. Mais on est subjugué par la beauté marine. Ce bleu sombre strié de moutons menaçants. Le clapot qui fait vibrer les pieds est remplacé par de belles collines arrondies et azur où de généreuses vallées se déforment lentement. La navigation devient un tour de montagnes russes. Ça monte ça descend, ça freine, ça glisse. Le demi-tour nécessite un maximum de concentration car les repères pour bien orienter sa planche sont incertains. Tous les caps paraissent faux avec la houle. Or une erreur de 10° dans l’orientation de la planche peut faire foirer le demi-tour. J’en ai foiré pas mal d’ailleurs. Le pire c’est la chute en avant. La planche est arrachée. Le temps qu’on remette l’aile au zénith. La planche est déjà loin suivant son propre chemin. Il est déconseillé d’attacher sa planche car elle peut se transformer en redoutable fronde contre soi-même si elle est reliée par une attache au harnais.
L’angoisse c’est de la retouver. Elle est souvent cachée derrière une vague. C’est un coup je te vois un coup je ne te vois pas dans cette partie d’ascenceur aquatique tant pour la planche que pour soi-même. Dès qu’on a vu a peu près où est la planche, il faut incliner l’aile en sa direction et se laisser entraîner en nage tractée. Il est impossible de nager contre le vent. Le truc, c’est de transformer son corps en planche. Une main tient l’aile, l’autre est tendue entre le vent et l’aile. On se tend à plat en cambrant un peu le dos. L’aile tracte alors la planche vivante. C’est extrêmement désagréable. Il arrive que cette traction nous enfonce dans l’eau. On fait quelques apnées non désirées et on profite furtivement des moments où l’aile nous soulage un peu pour sortir la tête et rechercher la planche. On n’arrive pas dessus en un coup. Il faut souvent s’en éloigner et tirer trois ou quatre bords d’une trentaine de mètres pour arriver en amont de la planche.
Une fois qu’on est entre le vent et la planche. On pilote prudemment l’aile de manière à ce qu’elle nous tire gentiment en direction de la planche.
On est super-heureux de la retrouver. Sinon on n’est qu’un objet à la dérive.
Cela m’est arrivé 4 ou 5 fois. C’est très stressant mais petit à petit j’évacue cette angoisse.
Passons au surf de la vague. Tous les efforts déployés n’ont qu’un intérêt, c’est de franchir la déferlante dans l’autre sens. C’est à dire du large vers le récif.
En fait en Kite-Surf, c’est beaucoup plus facile. Point besoin de se propulser comme un malade avec les bras pour rattraper l’onde. Non, on a tout le temps de repérer une belle vague en formation et on met le cap dessus. On la rattrape sans problème. Puis on reste sur sa crête jusqu’à ce qu’elle déferle. L’accélération rend l’aile un peu molle. Il faut donc la faire bouger pour éviter de se vautrer sans vitesse dans le corail. En fait ça ne m’est pas encore arrivé mais je n’ose pas imaginer les conséquences.
Pour l’instant mes premières heures de surf ne se sont pas trop mal passées car j’ai surfé dans des vagues qui ne dépassaient pas 1,20 m
La progression c’est de s’attaquer à des vagues de plus en plus en plus grosses signant un vent un plus fort avec les vitesses en rapport.
Comme je le dit souvent : « Il y a chemin pour tout. Il suffit de le prendre »
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