Chez Kti

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 Kti est de retour

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MessageSujet: Kti est de retour   Mer 24 Oct - 17:26



Ah !... Qu’est ce qu’on s’est marrés !!!

Oulah, le week-end de rêve !!!
Comme dans les pubs !
Bogoss est un compagnon de voyage délicieux, on s’entend cul et chemise, on délire grave, pire que deux ados !

Aucun nuage pendant ce court séjour, ni sur notre couple, ni sur Porto, notre destination. Court, sans nul doute, mais si dépaysant que j’ai l’impression de m’être envoyée en l’air deux semaines. Je reviens en pleine forme, gonflée à bloc, joyeuse, jouisseuse, amoureuse, affamée, heureuse. On a profité de toutes les opportunités offertes, on a joué aux touristes modèles.
Moi qui suis très casanière, très indépendante et qui déteste “abandonner” mes enfants, je repars avec lui où il le souhaite, dès qu’il le souhaite.

J’ai pourtant gravement hésité à le suivre dans cette passionnante aventure qui m’embarquait du vendredi 19 octobre au lundi 22. Trois jours avant le départ, j’étais nouée. Depuis la naissance de Marie (11 ans) , je n’ai passé que deux nuits même pas de suite, loin d’elle, loin, loin : je l’ai confiée à ma voisine de palier, une vieille mamy charmante, pour m’éclater au plum’ tranquille chez moi avec mon amant du moment, son instit, dont j’étais très éprise. Au réveil, elle me manquait déjà. J’avais hâte qu’il s’en aille pour la récupérer.
J’appréhendais : quatre jours sans elle, j’allais le vivre comment ? Et ce type, le bogoss, mon “fiancé”, je ne le fréquentais — assidument, certes— que depuis trois mois. Une fois au Portugal, je me retrouvais pieds et poings liés en sa compagnie, complètement dépendante de lui. Aucun recours en cas de pépin...

J’étais tellement flippée que j’ai proposé d’abandonner le projet l’avant-veille : qu’il y aille seul !
Simon m’a lancé, goguenard :
“J’étais sûr que t’aurais pas les burnes.”
bogoss l’a très mal pris. Il ne s’est pas fâché, n’a pas hurlé, mais j’ai senti que je le peinais profondément. Mon manque de confiance en lui l’a blessé. C’était dégueulasse, voire cruel car il s’était donné un mal de chien pour agir en temps et en heure, se procurer les billets d’avion, réserver l’hôtel, négocier avec son boulot.
Et moi, j’ai développé une angine carabinée (rechute de la précédente).

L’après-midi même du départ vendredi, j’hésitais encore, clouée au lit avec 39 de fièvre, malgré les antibiotiques et les corticoïdes prescrits par le toubib de bogoss qui venait de rechuter aussi.

Les médocs ont fini par agir : à 23 heures vendredi soir, j’étais OK pour qu’il passe me prendre en moto. Ma gorge piquait moins, mes articulations s’étaient assouplies, encore un peu fébrile, je ne souffrais plus du crâne. “Tentons le coup”, ai-je décidé à la dernière minute : quatre jours, deux nuits, bon, c’était pas la mort non plus.
On ne plante pas son fiancé sur un coup de trouille, il méritait que je l’accompagne, depuis trois mois qu’il me prouvait son amour quotidiennement.

On avait prévu de dormir chez lui, à Courbevoie, vendredi nuit, pour faciliter le transport jusqu’à l’aéroport d’Orly Ouest, porte W, samedi matin. Son fils David pouvait nous y conduire, en caisse, embarquement à midi trente, vol à 13 heures, arrivée à 13 heures quarante cinq (du fait du décalage horaire d’une heure), 20 minutes de taxi une fois débarqués pour rejoindre la ville de Porto.

Une organisation béton : depuis le début de la semaine, bogoss repartait de chez moi le matin avec un petit lot de mes fringues dont il chargeait le top case de sa moto.
Hors de question que je reste en jean’ tout le séjour. C’était pas Koh-Lanta ni le raid Paris-Dakar qu’il me proposait, plutôt Greg le Millionnaire dans un palace quatre étoiles. J’avais donc peaufiné mes tenues :
24 degrés le jour : top-mini jupe. 13 degrés le soir : sexy mais mieux couverte, prévoir deux pulls. Les nuits au lit, malgré mon manque de fric, j’avais investi dans de la lingerie sympa, de quoi le faire sauter au plafond.

bogoss est un garçon très élégant, toujours nickel, il s’habille de jolies chemises de marque (Ralph Lauren) impeccablement repassées (avec les plis) mais smart, larges, qui mettent en valeur son torse d’ancien champion de ski nautique, et de jean’s bien coupés (Gap) parfaitement adaptés à son p’tit cul musclé.

Il porte le tout avec aisance, jamais une faute de goût, ce qui est rare chez l’ Homme lambda, et j’apprécie sa classe naturelle, sa distinction. Je dirais même : son physique me fait littéralement fondre, ce mec est beau de partout, à poil comme vêtu.
Vêtu, il éveille mon admiration. A poil, mes érections : je le baiserais séance tenante dans les deux cas.

Fallait que je sois à la hauteur, la confection de ma valoche m’avait pris des heures.


Nous voici enfin arrivés porte W.
Bisous à son fiston de 22 ans, aussi charismatique et gentil que son père, qui nous laisse sur le quai. Encore malade, je tremblais de froid dans le courant d’air de l’immense hall d’Orly Ouest. Mais surtout, je supportais difficilement l’un des médocs que j’ingurgitais depuis la veille contre l’angine. Une nausée, une nausée !!!!

J’me voyais pas prendre l’avion dans cet état.
On a trouvé une pharmacie, encore un autre médoc, contre les vomissements cette fois, j’en menais pas large.

Mais bogoss me soutenait à donf :
“Ca va chérie ? T’as froid ? T’as faim ?"
Aux petits soins, mon amoureux !

J’en avais VRAIMENT besoin. La gorge sèche, la gerbe imminente, l’estomac noué, mes trois enfants chez moi, “abandonnés” à leur triste sort d’orphelins de mère, et d’un coup, tout à coup, la chiasse !!!

NON !!!!

Eh ben si !!!!

Un besoin pressant d’évacuer par en bas !!!

NON, NON !!!

SI, SI !!!

Mes boyaux ne supportaient pas les médocs pris la veille.... Vite, vite... C’est Où ???

Ah, j’en reviens pas !!!

Je m’accorde quatre jours de farniente, après onze ans de célibat, avec un homme que j’aime et que j’envisage d’épouser et qui me le rend bien, un super mec solide aux larges épaules carrées, à la b.... dure et au bassin étroit... Il m’offre un p’tit week end de rêve au soleil et mes tripes me lâchent ???
Cinq ans que j’ai pas pris de vacances ???

C’est quoi ce plan ???

J’ai souffert tout le voyage.
De l’aéroport d’Orly (Paris) à celui de Porto (Portugal), mon ventre a gargouillé.

Pire, j’ai chié liquide aux deux endroits, et constaté que les lavatories d’Orly étaient vachement moins bien tenus que ceux de Porto.

Dans l’avion, en classe éco, j’ai souffert la mort car bogoss m’avait offert le hublot, soit deux passagers (lui et un gros qui puait la transpiration) à chevaucher pour libérer le caca qui me sciait le ventre. Je m’en suis abstenue, mes sphincters contractés à leur maximum, j’ai brulé du bide deux longues plombes.
Vu ce que j’avais déjà évacué à Orly (des gaz bruillants immondes et une espèce de soupe de poisson malodorante), j’osais même pas péter.

Ils auraient probablement cru à l’attentat, ou au détournement. Gonflée telle la mongolfière, à l’apogée d’une souffrance syncopale, je suis restée nickel jusqu’à l’aéroport de Porto, mais je payais cher mon escapade de mère indigne.

Saleté d’angine ! Vive les Antibiotiques !
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 24 Oct - 17:44

J'aime cet homme à la folie sans lui montrer vraiment.
Je le teste, j'en ai ma claque des plans foireux.
l'amour toujours, l'amour toujours....

J'y crois plus depuis longtemps.

L'hôtel nous a reçus royalement, un quatre étoiles de la chaine Mercure.

Belle vitrine, chambre confortable, salle de bain nickel.

Un apéro d'entrée de jeu (un porto) , offert par la maison, mais après l'avion et le taxi, désolée, je retenais les gaz qui me faisaient atrocement souffrir.
J'avais mal, j'avais mal...

Bogoss s'est bien foutu de ma gueule, il se marrait grave..
Or moi, j'étais malade, sous antibiotiques et corticoïdes, j'en pouvais plus.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 24 Oct - 18:01

Mais on y arrive, on y arrive...

Je suis restée sexy, enfin, j'sais pas car lui aussi, le lendemain, s'est mis à développer les mêmes troubles digestifs que moi.

On s'est mis à péter en coeur.

Quelle horreur !

En même temps c'est marrant.

Le premier jour, j'étais hyper coincée, le troisième, j'en avais plus rien à calter.

On se séparait, du lit ou de la table qui nous alimentait.
On était mal, on avait mal au bide.

C'est devenu rigolo.
Pour un voyage de noce !!!

Ils sentaient rien, ces prouts, mais ils étaient hyper bruyants. Ah je me marre trop ...

Ah comme je me marre !!!

On sortait du lit dare dare, direction les chiottes de notre chambre, on pétait, j'entendais tout du lit et lui entendait aussi quand c'était mon tour.

INCROYABLE !

Bogoss me restait très désirable pourtant.
J'avais envie de lui en permanence.

A la fin, le dernier jour, on se marrait trop.
On allait même plus dans la salle de bain...

On en avait plus rien à foutre, il m'aimait, je l'aimais, il me désirait, je le désirais puissance mille.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Jeu 25 Oct - 13:17



Porto est une ville curieuse : les rues sont très pentues. Ca n’arrête pas de monter et de descendre et je me suis demandé pourquoi les femmes étaient si grasses alors que de les escalader, ces rues, exige un max d’efforts. La descente n’est pas franchement facile non plus, la pente nous entraine vers le bas à toute berzingue.

Avec des talons hauts, c’est limite gérable.

L’hôtel Mercure qui nous logeait, super classieux, situé en plein centre ville, nous a permis de découvrir, sans nous fouler, la principale rue commerçante. Après une rapide douche, quelques prouts bien sonores, l’apéro porto de l’accueil, on se l’est faite, bogoss et moi, main dans la main.
Ca ressemblait un peu à la rue de Rennes (Paris), ormis la pente : des tas de boutiques de fringues, de gadjets, de bijoux, la Fnac, H et M, Zara... comme à Paris.
Un samedi, les portugais se promenaient relax en p’tite tenue, 24 degrés à 15 h 30, le soleil tapait encore. Plein de monde aux terrasses des bistrots. Des groupes de jeunes filles qui riaient fort, de jeunes couples amoureux bras dessus-bras dessous, des vieilles mamy burinées, des clans de mecs debout qui se tapaient la discut sur le trottoir.
Je n’ai pas vu une seule mère de famille avec poussette et bébé dedans.
Je n’ai pas vu d’enfants.

En Espagne, y’en a plein partout, mais à Porto, non.
Remarque, je comprends, vu la pente, une poussette en centre ville = le cuirassé Potemkine.

On s’est donc baladé.
Premier achat : de l’Ultra-Levure à cause de MA chiasse. Les pharmaciens comprennent quelques mots de français. Ou quelques mots d’anglais. Il est très facile de communiquer, même si le portugais nous est complètement étranger. Cette langue ressemble un peu à l’espagnol et de vieux réflexes me sont revenus :
“Holla ! Por favor ! Quiero... Pagar.... Me gusta mucho... Cuendo Vales ?”

Je n’ai jamais appris l’espagnol en classe, et ne sais pas l’écrire, je ne maîtrise pas les déclinaisons, mais dans le contexte, quelques mots de vocabulaire me sont spontanément revenus.
Bogoss parle couramment anglais, finalement, à nous deux, on s’est bien fait comprendre.

Deuxième achat et il m’a amusée :
un dé à coudre.

Si, si !!! Mon Amour s’est souvenu, devant les vitrines touristiques, que son ex-femme collectionnait les dés à coudre, de tout genre et de tout pays. On a mis dix minutes à le choisir, j’ai sorti deux euros car il n’avait qu’un gros bifton sur lui. L’indienne qui tenait la boutique baraguouinait l’anglais. Trop drôle !
Ah, il l’avait encore en tête, son ex ! Et j’ai trouvé comique de le lui offrir, MOI, ce petit cadeau. Je n’en ai ressenti aucune jalousie, au contraire. Que Bogoss y pense m’a fait plaisir.

Troisième achat dans la rue commerçante : un sac que m’a offert Bogoss.
Superbe ! en faux lapin, tout doux, genre far-west chic. Vachement bien imité, dans des tons fauves, un sac d’hiver qui m’a interpellée de loin.

On est passé devant une première fois, dans la descente. Et mon chéri a sorti son gros bifton au retour, dans la montée.

La jeune femme de la caisse, très jolie et qui sentait bon, parlait couramment l’anglais, je me suis demandé pourquoi elle n’était que vendeuse.

Retour à l’hôtel, on a baisé, on s’est douché et hop, à table pour le dîner.

Mes tripes commençaient à se calmer. Et lui n’avait encore aucun symptome. On a bien profité du charme cosy de la grande salle de resto, un écran géant retransmettait dans le salon attenant je sais plus quoi, du rugby, je crois.
Buffet de type international, entrées, plats et desserts à volonté.
De la bonne came, je me suis régalée.

Mais j’ai pas abusé, j’ai forcé sur le riz/carottes et évité les crudités.

On a rebaisé et on s’est endormis, complètement HS.


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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 26 Oct - 12:53







Des bouffées de chaleur n’ont cessé de me réveiller cette nuit-là. Tandis que lui récupérait sereinement, sans même ronfler une fois (ça lui arrive lorsqu’il est allongé sur le dos), moi j’étouffais de chaud et de froid. Mon sommeil n’est resté que très superficiel, encombré de rêves colorés. Ces suées sont véritablement pénibles. On est en eau d’un coup, aussi mouillée que si on sortait de son bain, cette eau se refroidit et on se met à grelotter. Et le phénomène se répète : douche chaude/douche froide/douche chaude/douche froide.... Un coup je m’éloignais du corps de mon amant, sortais des draps, un coup je me blotissais de nouveau contre lui et tirais l’édredon sur moi. De surcroît, ces andouilles de l’hôtel ne nous avaient pas fourni un lit deux places mais deux lits d’une place accolés, alors j’ai senti leur séparation toute la nuit.

Par bonheur, dès 9 h 30, mon homme émergeait pour me câliner, joyeux et en pleine forme. Il est toujours égal d’humeur, ce mec, exceptionnel qu’il s’énerve ou qu’il râle. Je ne sais si c’est ma présence qui l’apaise, mais c’est bien agréable. Nous avons petit déjeuné au lit, dans notre jolie chambre spacieuse, neuve, murs blancs (tableau à droite, immense miroir à gauche) moquette rouille épaisse, assortie au couvre-lit, canapé cuir deux places noir, télé, petit bureau devant lequel la chaise est tapissée de velours rouille. Luxueux, vraiment. Bogoss ne s’était pas foutu de ma gueule.
Délicieux petit dej’, du pain beurré confiote et des croissants meilleurs que chez mon boulanger.

Et hop, après la douche, on repart en balade. Bogoss s’amuse depuis la veille à me mitrailler de son numérique, plus lourd que mes jetables, plus long à la détente : il faut compter deux à trois secondes par photo, ça me gène, j’aime pas poser, je préfère les clichés spontanés, volés, mais bon, je me prête au jeu. J’apprends à m’en servir et mitraille mon chéri aussi. Je le trouve vraiment très beau, très élégant. On a choisi ensemble ses chemises à Courbevoie, hier il portait la blanche avec un jean’ bleu ciel, aujourd’hui une foncée à grands carreaux vert bouteille, rouge, bleu... avec un futal en toile grège. Moi, j’ai mis quoi ce jour là ?...
Ah oui : mon immuable jean’ XXS, des bottines noires à talons, un centimètre carré de top noir.

On a descendu la seconde rue principale, encore plus pentue que la commerçante, pour se retrouver devant une grande place touristique, qui hébergeait le théatre de la ville. Jolie façade et beau soleil, à côté d’une boîte aux lettres cylindrique et rouge, d’un mètre de haut environ, la statue d’un p’tit bonhomme noir qui tenait une grande pancarte. On a posé à tour de rôle à ses côtés, on s’est renseigné pour la virée en minibus garé tout près, mais notre projet du jour était de visiter le port de Porto.
Il suffisait de descendre, de descendre tout droit. A dix minutes le port, à pieds. En rollers : quarante cinq secondes. “Bonjour le retour”, ai-je pensé.

J’oubliais les cartes postales. Avant le port, on est encore monté et descendu à la recherche de la poste, car les buralistes ne vendent pas de timbres à Porto. En revanche, la poste est ouverte le dimanche. On a bien galéré pour la trouver, mais on souhaitait envoyer un coucou à nos amis, en l’occurence, me concernant, mon père et Annie, sa nounou. J'avais pas l'adresse de mon frère sur moi, dommage.

J'oubliais également le cireur de pompes. Y'en a plus à Paris, s'en désole Bogoss. Sur cette place, devant le Mac Do sublime (enseigne en lettres d'or, une statue d'aigle en bronze au-dessus, des commis en livrée noire et blanche pour vider les plateaux...), trimaient deux types sur le trottoir.
Assis face au client, leur petit matériel en place, ils ciraient, ils ciraient et brossaient. Mon amant ne pouvait en profiter, ses groles Prada en toile, mais il a insisté pour que je me livre à l’expérience. Why not ?
Première fois de ma vie qu’on me cirait les pompes (les bottines) et elle m’a laissée mitigée. Un bon quart d’heure, j’ai vu ce type courbé, attentif, concentré sur mes pieds, comme s’ils étaient d’une valeur rare. Ca m’a rappelé le Christ et le bain de pieds de Marie-Madeleine.
Porto est une ville très croyante, très catho, les églises sont les plus jolis monuments, toutes décorées de fresques en faience bleue.
J’ai été catholique, j’ai pratiqué longtemps, l’hostie, la confession hebdomadaire, la communion etc.. Mon enfance entre papa maman, avec mes frères, nos dimanche matin à la messe...

Limite mal à l’aise, je me répétais qu’il gagnait bien sa vie ainsi, à 2 euros le quart d’heure. Mieux payé qu’une caissière à Paris.
N’empêche, j’aime pas qu’on me cire les pompes.
J’ai trop pitié.


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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 26 Oct - 13:13



Le pont Saint Louis (Porto, Portugal)

Ah le port ! Vraiment chouette ! On s’est attablé à 13 heures “Chez Lapin”, pour rédiger nos cartes, en plein soleil, un vrai soleil d’été.
Un jeune garçon alpagué pour, nous a photographié ensemble, heureux, rayonnants. Depuis l’Ultra Levure, mes tripes me laissaient (relativement) en paix et Bogoss n’est pas le genre de type à se plaindre. Tout roulait donc, je bronzais devant un Pastis tandis que lui dévorait ses sandwichs au jambon blanc, sa main qui caressait ma cuisse en douce.
Amoureuse, un peu ivre (le pastis au soleil), désireuse, détendue, au p’tit poil.
On attendait le prochain départ de la navette fluviale pour se faire la visite du fleuve et des six ponts de Porto. A l’embouchure, le fleuve se jetait dans la mer et cinq ans que j’avais pas vu la mer. J’avais hâte de la respirer.

Ah l’ambiance sur le pont !!! Des touristes, bien évidemment, comme nous... Ca parlait toutes les langues, moi, je planais doucement, collée à mon bonhomme. Longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi pleinement heureuse, le vent frais, mon amour qui m’aimait à portée d’épaule, des rires à droite (un groupe de jeunes), des bisous à gauche (un couple d’amoureux), le long fleuve tranquille...

Et puis enfin, la mer.


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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 26 Oct - 15:49

Là, j'ai chialé.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 26 Oct - 15:55

Trop émouvant.
Mon père.

Mon enfance et mon père.
Mon père toujours présent.

Sa voix, ses yeux, son odeur de savon (Nobacter) le matin, les tartines qu'il beurrait, mon père.

La mer, mon père.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Sam 27 Oct - 13:00

Nous avions prévu de visiter les caves à vin (de porto), autre endroit touristique situé sur la berge opposée, sans terrasse de café. Mais je m'étais légèrement caillé sur la fin du bateau, je frissonnais et me souvenais que j'étais encore fragile de la gorge. Alors on a traversé le pont direction le centre ville, on a repris la même rue pentue, ah l'escalade !! on a croisé un papy sur une chaise roulante qui peinait, qui peinait... Comment font-ils pour vivre ici ? Comment se débrouillent les mères de famille pour pousser leur caddy plein des couses de la semaine ?
Et pourquoi les portuguaises, jeunes comme plus âgées ont-elles autant de graisse au niveau du bide ? Elles semblent en être fières, en plus, car elles s'habillent moulant, nombril à l'air. Les hommes ne sont pas plus gracieux, à part la vendeuse de mon sac, je n'ai pas vu de canon de tout le séjour.
Bogoss reste à mes yeux le plus beau mec du monde, je le lui ai prouvé une fois rentrée à l'hôtel : on a fait l'amour comme des bêtes (devant le miroir).
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Lun 29 Oct - 14:54

Une rapide douche, une autre balade, comme ça, pour voir. On a prévu de dîner chez Mac Do, l’intérieur est aussi joli que la vitrine (cf tofs dans le forum photos et vidéos), avec des lustres au plafond et des fresques aux murs.

Au moins, on savait là ce qui nous attendait car dans les resto portugais, y’a des surprises. Les chiottes sont souvent mal tenus, ça pue la pisse rien que dans les escaliers qui y mènent. On imagine les cuisines...
A 19 heures, tout beaux, tout neufs, requinqués par la baise, on a quitté la chambre pour une petite virée à la recherche d’un bar sympa, qu’on a trouvé pas loin, et on y a bu un vin délicieux.
Mac Do ensuite, la descente, cheese burger, hamburger, triple ration de frites.... La remontée. Ouarf ! gavée, j’étais.

L’hôtel louait des films, mais le titre du jour ne m’interpellait pas, un soap américain avec Jennifer Aniston. On captait TV5 en français et la chaîne CNN, la préférée de Bogoss. On a finalement choisi le porno et fait l’amour toute la nuit.
TOUTE LA NUIT !!!

Sans s’arrêter une seule minute. Si, j’exagère, on faisait des break pour se servir dans le minibar.
On s’est bien envoyé en l’air, il n’arrêtait pas de bander, et moi, j’arrêtais pas de mouiller et de jouir. De plus en plus, de plus en plus fort.
On a très vite éteint la vidéo, en fait.
Après deux histoires “droles” (un mec attaché, une sodomie), on s’est intéressé à nous.
C'est devenu passionnant.

Bien mieux que leur film à deux balles (douze euros). On était largement plus beaux, y’a pas photo, le miroir nous reflétait, on s’encastrait nickel, il s’éloignait, revenait, me touchait, je le dévorais de toute ma bouche, de tous mes doigts, je l’inondais de foutre....

La folie douce, son corps superbe, sa queue géniale, ma chatte avide, l’orgasme, encore...
On s’ouvrait une fiole d’elixir du frigo et on repartait dans nos délires :
sa bite, mon cul, par devant, par derrière, encore, sa bouche, sa bave, on était fin pétés, saouls, démoniaques.

Ah comme on a rigolé le lendemain matin : on avait explosé l’étage : Douze heures non stop de hurlements de jouissance.
21 heures/9 heures.

Hihi.

lol!


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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Lun 29 Oct - 15:27

Avec lui, ça ne s’arrête jamais, il est toujours partant pour déconner.

Comme une urgence.

Il me fait peur parfois, il va trop vite, il m’entraine, on s’entraine car nous sommes aussi fous l’un que l’autre.

Fous l’un de l’autre. Comme une urgence.

A ses côtés, je deviens épidermique, faut que je le touche tout le temps : sa main, son épaule, son cul sous le jean’.

Sa peau la nuit au lit, j’etouffe.

Sa voix, faut qu’il m’appelle six fois par jour.

J’en suis complètement raide dingue.
Je perds ma liberté, il m’a bien eue.

Je ne peux plus me passer de cet homme.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Lun 29 Oct - 16:12

Il parvient à me faire oublier mon père.


C'est mal ?
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mar 30 Oct - 17:14

Lundi 22 octobre, on repartait. Nous allions fêter les trois mois de notre rencontre dans l'avion, à 20 h 11. L'aéroport de Porto à 19 h, l'aéroport d'Orly à 22 h, du fait du décalage horaire.

Et fallait libérer la chambre dès midi. Un taxi devait passer nous prendre à 16 h 45 précises, nos bagages dans le hall de l'hôtel.
Ah comme j'aime pas suivre l'heure. Depuis deux ans, je ne porte plus de montre. Mon premier geste quand je suis devenue chômeuse, ma première liberté : j'ai jeté ma Guess dans les cabinets.

Je vis au feeling, orientée par le jour et la nuit et ça marche pas mal. On s'y retrouve. J'arrive même à me réveiller sans sonnerie pour prévenir ma fille qu'il est temps de se lever pour se rendre au collège.

Vous l'avez compris, bogoss est un perfectionniste, donc il nous a fait le chant du coq dès 9 mat (on n'avait pas pioncé, quasi, lui oui, soixante minutes au max, je l'ai entendu ronfler, moi non, du tout : nuit blanche totale. ) Ca m'arrangeait, je comptais dormir tout le trajet du retour : taxi, aéroport, embarquement et vol.

On dit que c'est rapide, Paris/Porto, mais pour une heure 45 d'avion, y'a tout un protocole avant-après qui nous oblige à 5 heures de rien foutre.

Et si j'aime regarder mon amoureux dans le blanc des yeux, chabadaba chabadabada, au bout de cinq heures, je m'en lasse.

Je comptais donc récupérer de ma nuit blanche en vol, du moment que Bogoss me réveille à 20 h 11.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mar 30 Oct - 17:17

Ah j'ai merdé, j'écris de chez lui, on vient de s'installer pour deux jours à Courbevoie, ma fille et moi, et j'ai omis de le déconnecter pour prendre sa place sur l'ordi.

Bon, tant pis. Je corrige pas.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mar 30 Oct - 17:54

Après un petit déjeuner aussi délicieux que la veille, on s'est attaqués aux valises et on a pris quelques clichés des lieux (cf Forum : Photos et vidéos, topic : le week end à Porto).

Fallait marquer le coup, un voyage de noces, ça se loupe pas. J'ai réalisé, quand Bogoss a photographié la porte, que nous étions installés chambre 220, or nous nous étions rencontrés un 22, son cadet est né un 22, son père est décédé un 22. Ce chiffre lui colle au cul. Faudra le jouer au casino.

Notre objectif du jour, les bagages dans le hall de l'hôtel, était de visiter la ville de l'intérieur, avec le minibus repéré la veille. On s'était fait la mer et on voulait la terre.

Mais la virée cadeaux (pour mes enfants) nous a pris davantage de temps que prévu. J'avais vu de jolies choses en vitrine dès notre première virée, sweet et tee-shirt pour les aînés et bottines trash pour la gamine. Horreur, malheur : pas à leur taille.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mar 30 Oct - 18:06

Alors il a fallu monter, descendre, puis remonter, redescendre... Quel sport après notre folle nuit ! La majorité des commerçants n'acceptait pas ma carte visa premier, alors il a fallu remonter à la recherche d'un distributeur, puis redescendre pour rejoindre les boutiques.

Sous le soleil de Porto et les 25°, je commençais à transpirer bien bien.
Mais j'ai fini par trouver mon bonheur : un sweet classieux dans les tons gris avec capuche pour Sim, car ses goûts sont très sobres, un tee-shirt à manches longues pour que Mat palabre en boîte, noir avec des strass sur le col : "Kiss me tonight" et un mini perfecto super stylé tokio hotel, en cuir noir incrusté de décos argentées, pour ma louloute.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 31 Oct - 12:03

Il était déjà quinze heures lorsque nous nous sommes embrassés au point rencontre du minibus, sur la grande place souriante, face au théâtre, à deux pas du Mac Do.

Quinze heures, juste juste pour chopper au retour le taxi de l'hôtel à 16 h 45 précises.

Bogoss et moi, on s'est regardés, dubitatifs. Allions nous tenter le coup, au risque de rater le taxi (et l'avion) ?

Autour de nous, un essaim d'étudiants... Certains vétus de toges noires, d'autres en tee-shirt orange, ils sillonaient la place par groupe de vingt, des pancartes à la main. On s'est vite retrouvés encerclés et j'avoue que je me posais des questions depuis le Mac Do. Un bel après-midi de lundi même pas férié, que fêtaient-ils ? Que demandaient-ils, ces jeunes de 14 à 20 ans en uniforme ?

Des sous....

Une collecte en faveur d'un foyer catholique qui venait d'ouvrir dans le quartier.
Bogoss s'est fendu d'un euro, une gamine m'a tapé une clop, une autre parlait couramment français et le minibus s'est pointé.

Quinze heures 13, le chauffeur nous apprend que la balade demande entre 90 et 120 minutes...


Dernière édition par le Mer 31 Oct - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 31 Oct - 13:04

"Chiche ! J'ai lancé à Bogoss, qui ne risque rien n'a rien !"
Confiant, il a prévenu le chaufeur de notre timing limite et m'a suivie jusqu'au deuxième étage, à l'air libre.

Ah l'air de Porto, ce jour-là, j'en ai bien profité car le vent s'est levé. Ma gorge, ma gorge, je flippais d'une rechute.

Pour le taxi, en revanche, je me bilais pas trop. Celui prévu de notre arrivée l'avant-veille et reservé par l'agence de voyage avait dû patienter une bonne demi-heure à l'aéroport car ces idiots de mauvais pro s'étaient gourrés sur nos deux noms. Gomez et Tavares, c'était pas nous, alors on a tourné, tourné, on est sorti, on a baraguouiné franglaiportos :
"Yes, un taxi RESERVE !! Please, do you speak french ? The town... A car ? Y'a-t-il un bus pour go in center town ?"

Deux ovni perdus en plein océan atlantique, avec quelques dollars mouillés en poche.
Le chauffeur tenait sa pancarte à l'intérieur "Gomez et Tavares".

Stoïque, il l'arborait fièrement, tout seul dans l'aéroport vide, Thierry a eu l'idée géniale de l'aborder.

Et on s'est retrouvés à l'hôtel une demi-heure plus tard. Ce taxi était bien le nôtre, sauf qu'on s'appelait maintenant Gomez et Tavares.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 31 Oct - 13:24

Super balade, cheveux plein les yeux, des écouteurs jaune cocu dans les oreilles (jetables, hygiéniques).

Une traductrice on line nous commentait la ville entière. Cinq langues, on a bien sûr choisi le français. Mais comme l'enregistrement était programmé, j'ai bien rigolé sur les clashs. Selon la vitesse du bus, on entendait l'histoire du palais de cristal ( Palacio de Cristal), alors qu'on était d'jà à l'Hospital Santo Antonio. Ou, à l'inverse, la voix nous racontait la place da cordoaria alors qu'on n'était encore que sur celle Does Leoes.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 31 Oct - 13:32

Ils semblent super fiers de leurs monuments modernes alors que seules les églises valent le détour. Toutes facadées de mosaïques bleutées, elles sont sublimes.

Le Palacio de Cristal ??? = la tour Montparnasse en plus moche.

La ville, les constructions, datent essentiellement du 19 siècle. Les jardins sont splendides, y'a de la verdure partout, agrémentée de statues en bronze. Y'a une histoire, le martyre de Sainte Catherine, la dame patronesse, et leur victoire sur Napoélon.

Mais bon, je commençais à avoir froid.... Bogoss m'a filmée tout d'un coup, comme la veille, à l'emporte pièce. Même si cette vidéo est devenue chère à mon coeur, sur l'instant, il volait mon intimité et je lui en ai voulu.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Mer 31 Oct - 13:42

Toujours pareil, ces moments d'absence, cette douleur qui me submerge. Quand on a visité la mer, de nouveau et par la terre, mon père m'est revenu à l'esprit et mon coeur s'est serré.

Ces superbes villa de riches en bord de mer me rappelaient celles que mon père louait en août en Espagne.

Et je nous entendais rire, mon père, ma mère, mes frères, j'avais quoi ? Huit, neuf ans... L'époque où ma mère n'avait pas encore déserté le domicile conjugal, où elle jouait le jeu, si belle, mon père si amoureux d'elle, ses jolies tenues et son parfum qui m'envoutait.

L'odeur de sa sueur sous le soleil de la méditerrannée.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 2 Nov - 14:46

A partir de 16 h 22, je suis devenue un tantinet nerveuse. Le minibus qui frôlait le centre ville, a traversé soudain le pont St Louis pour rejoindre l'autre berge, celle des caves à vin, et s'enfoncer dans les faubourg.

Aie Aie Aie ! Il nous éloignait sérieusement de l'hôtel, là... La voix dans l'écouteur persistait à commenter des monuments anciens (très beaux) et modernes (très laids), sur un air de fado qui revenait en boucle à chaque pause. Le même refrain pendant plus d'une heure !

Bogoss s'est débranché, il se lassait du fond sonore et moi aussi. On commençait à flipper tous les deux. Malgré l'écharpe autour du cou, je sentais ma gorge. Et j'avais choisi l'oreille sourde pour l'écouteur (la conne !) qui, sous l'effet du vent, réveillait la douleur des coups et blessures de mon ex.

Hâte que ça s'arrête, hâte de rentrer au chaud.

A 16 h 37, le minibus repassait de nouveau sur le pont St Louis, direction le centre. On s'approchait de la place du théâtre, notre point de chute, mais ... BDM... L'embouteillage !!! Le vrai de vrai avec klaxon et tout le toutim.

A 16 h 42, il nous a semblé urgent de nous tirer de cette fâcheuse situation. Le minibus complètement bloqué, Bogoss m'a attrapé la main et on a fini le trajet à pieds.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 2 Nov - 15:03

AH quel souvenir !

Il y allait, le bougre, à me tirer comme un âne dans les rues obliques de Porto !
On a dû en escalader deux, en moins de cinq minutes.
Des parcours de 500 mètres chacun, lui à l'avant, moi à l'arrière qui râlait pas possible sur mes bottines à talons hauts.

Un taureau, ce mec, il fonçait, il fonçait, pour rejoindre l'hôtel à l'heure et sa main dans la mienne, moi, je suffoquais... J'étais pas vêtue pour ce spring, en baskets, no soucy, mais là, j'étais trop haute, ce type est un sadique dans l'âme, mes groles ne le suivaient pas.

Ah j'ai pas mal souffert mais je crois qu'il aime ça, me voir souffrir.

Avec lui, "marche ou crève", ce qui est relativement débile vu qu'en l'occurence, à 16 h 45 devant l'hôtel, aucun taxi ne nous attendait.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 2 Nov - 15:39

C'est lui qui s'est alors mis à souffrir, nos bagages prêts dans le hall, et bien fait pour sa putain de race de sportif extrême !

Il a sommé la p'tite nana de la reception de nous récupérer le coup. Il ne rigolait plus, Bogoss. Baragouinait, le portable en main, qu'il filait à la brune, qui le lui repassait, j'observais de loin, avachie dans l'un des fauteuils de l'entrée sompteuse du Mercure, je me réchauffais et calmais mon oreille et mes bottes (un peu plus, et le talon droit s'arrachait).

Enfin relax, je me détendais, l'avion ne décollait qu'à 19 heures, à 17 h, largement le temps de s'y rendre. Toujours ça de gagner sur l'attente inconfortable de l'aéroport.

J'en ai pris tellement, des avions, on me la fait plus ! Faut juste se pointer trente minutes avant le décollage. Ceux qui se tapent les deux heures "réglementaires" sur place n'ont rien pigé au film. Une demi-heure avant le décollage, tu t'inscris, tu balances tes valoches sur le tapis roulant, tu passes rapidement la douane si t'as rien à te reprocher et t'embarques dans la foulée et c'est bon.
On te refuse jamais.
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MessageSujet: Re: Kti est de retour   Ven 9 Nov - 13:06

C'est là que Bogoss m'a fait un coup du tonnerre, qui aurait pu assombrir le joyeux souvenir que j'aurais gardé de cette échappée à Porto.


Dans l’avion, à l’aller, j’étais mal, sous médocs (antibiotiques et corticoïdes) depuis la veille à cause d’une angine hyperdouloureuse et fébrile et rebelle qu’on se repassait depuis trois semaines. (Au départ, elle vient de lui, joli cadeau).

OK, je souffrais moins de la gorge, ni de la fièvre, mais en contre-partie, mes intestins râlaient bien bien.
Fallait que je chie liquide, fallait que je pète, mais dans un avion, ça le fait pas, alors je me retenais à donf, je souffrais de mes tripes en silence. Sans parler de la nausée. J’attendais dignement d’arriver à bon port, l’aéroport de Porto, pour me libérer dans les toilettes.

Mais à peine installés en classe éco, Bogoss s’est adressé à une hôtesse :
— Ma femme est souffrante, pourriez-vous nous installer en classe affaire durant ce trajet ?
Moi, sa “femme”, j’avais déjà assez de mal à saluer et sourire malgré mes contractions abdominales, et je l’entends quémander une place à 200 euros de plus ?
Or je demandais rien, moi. J’ai suffisamment souffert de mes accouchements, comme toute mère, pour savoir que la douleur physique est gérable, surmontable...

Qu’est ce qu’il criait comme ça pour parler de mon état ?
Attends, elle était à deux rangs de nous, l’hôtesse de l’air !!!

Il aurait dit :
— Ma femme a vachement envie de se faire le pilote, c’est jouable ?
Sa réflexion m’aurait fait le même effet humiliant.
Trois rangs devant et derrière moi m’ont entendue :
“Mais non, chéri, chéri, mais non, on est un peu loin des toilettes, mais je suis une grande fille propre. Je tiendrai jusqu’à l’arrivée, t’inquiète”
Et Bogoss de me lancer un clin d’Oeil :
— On est bien mieux en classe affaire. Laisse-moi faire...

L’avion plein, j’ai obtenu le hublot :
“Tu préfères le hublot, ma CHERIE ?”, installe-toi donc.

J’avais la HONTE, mais la HONTE .... Qui ça intéressait mes problèmes digestifs ??? Et pourquoi cette humiliation publique sans me concerter ?
Oh OH je pouvais me retenir deux heures, au moins jusqu’à l’aéroport de Porto, inutile d’en informer le wagon entier, que j’avais la chiasse et des douleurs à cause de ces antibiotiques de merde à cause de son angine de merde qu’il m’avait fourguée, lui !!!

J’ai très vite compris qu’il ne recherchait pas mon confort, mais plutôt le sien.
“En classe affaire, on dispose de davantage de place pour allonger ses jambes. En classe affaire, le repas est meilleur, en classe affaire, on nous sert l’apéro, en classe affaire...” m’a-t-il glissé à l’oreille pour expliquer son intervention à voix haute.

Inacceptable, vu que je demandais juste qu’on me foute la paix.
J’en avais perso RIEN à foutre de la classe AFFAIRE.


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